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 En vitrine aux Lectures de Martine
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Jeudi 15 mai 2008
Je vous livre aujourd'hui le texte prévu il y a déjà deux jours. Il annonce un spectacle qui aura lieu ce soir à l'Atelier Couleurs et Saveurs à Bourg-lès-Valence et qui m'a offert une belle rencontre avec la comédienne Caroline Fornier. Jugez plutôt:

Comédienne, fondatrice du théâtre du Graphiti avec Philippe Goyard, formée au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris (antichambre de la Comédie Française où elle a également séjourné), Caroline Fornier peut «tout jouer, du classique aussi bien que du contemporain, du moderne ». La preuve ? Elle incarne à présent Betty Page, pin up des années 1950, dans «Respire Betty» un spectacle mis en scène par Hervé Peyrard.

«J’ai débarqué à Tournon (Ardèche) il y a dix ans. J’y ai rencontré le metteur en scène Myriam Massot, la chorégraphe Cécile Lagarde, intégré la compagnie Archipel, fait la connaissance de Hervé Peyrard en jouant «En attendant le Petit Poucet» de Philippe Dorin et surtout découvert l’écriture d’Isabelle Valentini auteur valentinoise et présidente, un temps, d’Archipel. Ce fut un véritable coup de foudre professionnel. J’ai de suite eu envie de jouer ses textes. Elle, de son côté, m’a parlé de Betty Page, pin up aux USA dans les années 1950 qui la fascinait. En moi, Isabelle avait trouvé sa Betty et a de suite commencé l’écriture de la pièce. Quand elle m’a lu son texte, ses mots m’ont bouleversée, émue, enthousiasmée et j’ai de suite accepté de l’interpréter. Hervé Peyrard était d’accord pour la mettre en scène. L’histoire pouvait commencer.»
Cette histoire, c’est donc celle de Betty Page, respectable vieille dame de 84 ans qui «vit toujours aux USA. Une femme très attachante, très en avance sur son temps, elle était professeur d’anglais et a abandonné le professorat pour monter à Broadway car elle rêvait d’être comédienne. Et pour réaliser son rêve, elle s’est mise à faire des photos. Elle a fait don de la beauté de son corps mais a toujours voulu rester libre. Elle est ainsi devenue la pin up la plus photographiée des années 1950 (200 000 parutions en dix ans). Son atout, c’était son sourire. Elle souriait, riait même, tout le temps. Jamais vulgaire, Betty est devenue un mythe, une icône. Mais elle n’a jamais pu être comédienne. Commencée à 25 ans, elle a arrêté sa carrière à 35 ans pour retourner donner des cours d’anglais. Sans remord.»
Le spectacle «Respire Betty», c’est «la vie de Betty Page de 20 à 84 ans, soit 64 ans de la vie d’une femme condensés en une heure. C’est un spectacle très musical qui touche tout le monde. Le refus du paraître, l’acceptation de son corps, de sa vieillesse y sont présentés sans tabou.» Joué à Avignon, dans des grandes salles de théâtre et en appartement, Caroline Fornier l’interprètera ce jeudi 15 mai à 20 heures dans la nouvelle salle «87. L’Atelier sur cour» de Pascale et Alain Dorner à Bourg-lès-Valence. «Ce lieu a été choisi pour sa proximité avec les spectateurs. Comme en appartement, après le spectacle, la soirée continue et crée un vrai moment de partage privilégié avec le public autour de Betty.»

Pour en savoir plus : «Respire Betty» spectacle et cocktail dînatoire au «87. l’Atelier sur cour» 87, avenue Marc Urtin 26500 Bourg-lès-Valence. Prix d’entrée : 18,80 Euros. Réservations obligatoires au 04 75 55 57 79.

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Samedi 22 mars 2008

 

Laurie-Delobre0001.JPG

Laurie Delobre a toujours dessiné, toujours peint. Ce qui l’a conduit à faire des études d’architecture et, de par ses origines antillaises, à partir exercer en Martinique comme architecte d’intérieur et designer. «Mais voilà, sourit-elle, j’ai épousé un valentinois et me suis installée à Valence. Comme je n’y trouvais pas de travail, mon ancien employeur m’a proposé de continuer à travailler pour lui. Ce que j’ai fait jusqu’à la naissance de mon troisième enfant lorsque mon mari m’a demandé de cesser ces allers-retours France Martinique incessants.»
En congé parental, Laurie a commencé à peindre puis à exposer. «J’ai même fait les illustrations d’une pièce de théâtre qui a donné naissance à un livre pour enfants «Ys et O sont en bateau». Devenue professeur d’arts plastiques dans des structures associatives, Laurie Delobre exerce depuis quatre ans au collège Notre-Dame de Tournon tout en continuant d’exposer ses œuvres originales. «J’ai reçu le premier prix pour l’affiche du Salon des Vins de Tain l’Hermitage, est-elle fière d’annoncer. Et j’ai réalisé une aquarelle de 2m10 de long pour la ville de Guilherand-Granges qui représente le château de Crussol, l’église de Guilherand et toutes les constructions contemporaines de la commune.»
Oscillant entre l’aquarelle et l’acrylique, Laurie Delobre est venue en septembre dernier chez Alain et Pascale Dorner dans leur Atelier Couleurs et Saveurs. «Je leur ai montré un de mes tableaux «Gourmandises pour quatre» qui leur a beaucoup plu et ils m’ont proposé cette exposition. Composée d’une vingtaine de tableaux autour du thème de la gourmandise, les petits gâteaux, les envies…, quelques représentations de poules «restes d’une exposition présentée à la galerie Chevry de Valence» et de roses et rosiers la complètent agréablement. «Cette exposition reste présentée jusqu’au 12 avril, précise l’artiste. Ensuite du 30 mai au 15 juin, j’exposerai à l’Office du Tourisme de Tain.» Une autre perspective pour cette artiste à l’enthousiasme inépuisable.

Pour en savoir plus : Atelier Couleurs et Saveurs. 87, avenue Marc Urtin. 26500 Bourg-lès-Valence. Tel : 04 75 55 57 79. Blog de Laurie Delobre : http://laurie-delobre.skyblog.com

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Lundi 10 mars 2008
JdF0000.JPG Avant de présenter son court-métrage «Casa» samedi à la médiathèque La Passerelle lors des animations proposées par les bibliothécaires pour la Journée de la Femme, Sylvie Léonard a d’abord été dans une école à Lyon où elle a appris les techniques de l’illustration, du dessin animé et de la BD. Puis elle est entrée au studio Folimage où elle a accompagné de nombreuses créations de courts-métrages d’auteurs en résidence tout en travaillant aussi sur l’illustration. «J’ai commencé mon film en 2000 et il est paru en 2003.» annonce-t-elle. Entre temps il a fallu à Sylvie Léonard 18 mois pour faire les décors, les animations… 
Pourtant, au départ, ce ne devait pas du tout être un film d’animation. «J’avais en tête un texte pour une BD, raconte-t-elle. Mais l’histoire était trop courte et ça n’allait pas.» Sylvie l’a donc mis de côté pour mieux le ressortir quelques temps plus tard. «J’avais alors dans l’idée d’en faire un recueil de nouvelles illustrées.» Mais là encore, cela manquait toujours de consistance. «Comme je tenais à cette idée, je l’ai retravaillé, étape par étape, et le projet final a fini par s’imposer. «Casa» serait un film d’animation.» Sylvie Léonard a alors réalisé un story-board qui «a plu. Tous les échos étaient positifs. La CNC a accompagné mon projet et je me suis retrouvée devant ma table à dessins. Ce fut une très belle expérience. De par mon activité professionnelle, je connaissais tous les gens qui travaillaient avec moi. J’étais vraiment dans un climat de confiance et j’ai pu me concentrer sur l’animation et le montage. Ce qui m’a confortée dans l’idée que c’était bien un court-métrage que je voulais faire.» «Casa» film d’animation de sept minutes pour tout public à partir de 12 ans raconte, au travers du regard d'une femme, le retour d'un jeune homme après plusieurs années de séparation. Quels sont leurs liens ? Pourquoi cette absence ? Un court métrage écrit comme une tragédie en trois actes : attente, confrontation et acceptation.
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Samedi 8 mars 2008
Dominique-Martin0001.JPG Alors qu'aujourd'hui, le monde s'attache à fêter la Journée Internationale des Femmes, j'ai plutôt envie de vous présenter un homme : Dominique Martin lecteur, auteur et surtout éditeur de région.

Rien ne prédestinait Dominique Martin à devenir éditeur et, qui plus est, un éditeur de région. Rien ? Sauf peut-être son amour immodéré pour les mots et la lecture.
Une formation scientifique (maths, physique), une autre de comédien, un esprit cartésien et une humilité à toute épreuve, tel se présente Dominique Martin responsable du Groupement des Auteurs et Editeurs de Littérature, GAEL. «Cette association est née en novembre 2005 sur les bases d’une maison d’éditions déjà existante pour accompagner les auteurs, travailler avec eux sur leurs textes, les faire progresser jusqu’à les rendre éditables et les faire éditer. Sous ce label, j’édite toutes les personnes qui répondent à ces critères très stricts, les acceptent et s’engagent avec GAEL en étant sûr de trouver un public et des lecteurs.» annonce clairement celui qui se déclare ouvertement «constructeur de livres». «Tout le monde peut écrire. Être édité demande une exigence de travail à laquelle tout le monde ne peut pas souscrire.» Oeuvrant entre Saint-Vallier (Drôme) et Lyon (Rhône), GAEL édite des textes pour les adultes : romans, sciences humaines et, depuis quelques temps, pour les enfants. «Nous avons deux collections «Raconte Papilou» pour les 3-7 ans et «les aventures de Chlorenne» pour les 6-10 ans qui marchent très bien. Notre nouvel objectif est une collection pour les préados à partir de 10 ans.» Dominique Martin, éditeur de région, écrit aussi. «Je connais ainsi toutes les facettes de l’activité et peux avoir le recul nécessaire pour éditer. Les auteurs me font confiance car ils comprennent vite que je sais de quoi je parle. Je connais mon métier!» sourit-il avant de poursuivre plus sérieusement «Je lis depuis toujours. Je lis et je vais au-delà de mes lectures. Lire me permet un esprit critique, d’avoir l’œil et de savoir reconnaître un bon texte quand j’en trouve un. Mon autre atout, c’est que je sais utiliser mon espace temps. J’agis en fonction de cet espace. Je prends mon temps pour pouvoir utiliser tout le temps qui m’est imparti. J’ai cette faculté d’écrire vite et de lire vite. Quand je reçois un manuscrit, je vois immédiatement le livre final. Pour écrire, c’est pareil. Dès que j’ai la première phrase, l’histoire se dévide dans ma tête comme une pelote de laine. Je n’invente rien. Je construis des histoires et les livres qui vont les accueillir pour les offrir aux lecteurs. Ma force, c’est d’être sur le terrain et d’œuvrer pour la culture de région. Je reste un besogneux de la culture.»
Pour en savoir plus : site Internet www.signechlorenne.com
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Samedi 13 octobre 2007
Roger-Decorme0001.JPG Professeur de lettres modernes aujourd’hui en retraite, Roger Decorme sculpte depuis toujours «à partir de tout ce que je peux glaner ici et là, lors de mes voyages… Tout ce qui est récupérable m’intéresse : des boutons, des canettes de fils, des médailles, les couvercles de pots de yaourt, des vieux jouets d’enfants, des clés, des fleurs artificielles… Tout m’inspire. Au début, je fabriquais moi-même la trame de mes sculptures avec des fils de fer. Maintenant j’achète mes grilles et, mieux, je récupère les portants de cartes postales qui constituent d’excellents supports et me permettent d’avancer petit à petit, par étapes, avant de tout assembler. Je ne cherche pas à faire beau mais plutôt à réaliser une œuvre qui me correspond, raconte une histoire, m’évoque un souvenir, une émotion vécue à un moment donné, bien précis. Je n’ai jamais exposé et ne cherche pas spécialement à le faire. J’apprécie néanmoins quand quelqu’un, un ami, demande à voir «mes œuvres». C’est une belle reconnaissance.» Il faut dire que les œuvres de Roger Decorme sont très présentes chez lui. «Je les installe un peu dans toutes les pièces, les couloirs, les montées d’escalier, mon atelier, pour les avoir toujours près de moi. Ces «histoires verticales» de par leur forme me rappellent toutes des beaux moments de ma vie, des voyages faits avec mon épouse en Chine, en Inde, en Grèce, aux Etats-Unis. L’Afrique, Madagascar où nous avons vécu pendant quelques années sont aussi très présentes. De même un livre, un roman que j’ai particulièrement apprécié m’ouvre des horizons et de nouvelles perspectives créatives. Prenez celle-ci par exemple, dit-il en montrant une de ses dernières créations. Elle m’a été inspirée par le livre de Kitty Fitzgerald «le palais des cochons» qui traite du thème de l’autisme. Cette autre-là avec des broderies anciennes faites par la grand-mère de mes enfants qui a 87 ans m’a permis de porter un autre regard sur son histoire, sa vie, tout en prenant grand plaisir à jouer avec ces tissus brodés assemblés avec des fleurs et des boutons.» A ce souvenir, le regard de Roger Decorme s’illumine. «C’est comme ça à chaque fois que je parle de ce que je fais, s’excuse-t-il presque. Ma famille, mes amis partagent mon enthousiasme et, à leur tour, pensent à récupérer des objets, des bibelots qu’ils sont heureux de m’offrir. Et moi, plus j’accumule, plus ma créativité s’emballe!» 
Pour un tel résultat, on ne peut que vous encourager à continuer ainsi M. Decorme!
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Deuxième livre à partir en voyage, la "Confession d'Adrien le colporteur" d'Elise Fisher.
Il a commencé son périple chez Corine et chez Mireille. Il se trouve à présent chez Chantal. Il ira ensuite chez Arlette, Marca, Mireille, Nathalie, Nicole et Manou.
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à lire pour le 1er janvier 2009!






à lire pour le 15 novembre sur le thème du "retour aux sources"!

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