Mercredi 8 février 2012
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15:08
Une histoire d’amour contrarié sur fond de guerre d’Espagne, voilà ce que nous propose
Marie-Claude Gay avec ce roman « La passion Inès » paru aux Presses de la Cité.
Virgile est journaliste dans un grand titre bordelais. En 1936, alors que la situation
politique commence à s’enflammer en Espagne, son directeur l’y envoie en tant que correspondant de guerre. C’est dans ce pays déjà bien meurtri qu’il fait la connaissance d’Inès, une jeune, belle
et ardente madrilène qui défend les idées des républicains et avec qui il vit une liaison intense mais de courte durée. Car Virgile est marié et ne supporte pas la seule pensée d’avoir pu tromper
sa femme de cette manière aussi soudaine qu’imprévisible. Aussi, pour mettre un peu de distance entre Inès et lui, il part pour Tolède couvrir les affrontements entre l’armée du général Franco et
les républicains. Son travail et les hasards de la vie font alors qu’il se retrouve à l’Alcazar pour y interviewer des opposants à la dictature et c’est là qu’il rencontre une jeune musicienne
sur le point d’accoucher. L’aidant dans son enfantement juste avant qu’elle ne soit assassinée par les franquistes, Virgile se voit désormais seul responsable du nouveau-né. N’ayant pas d’autre
solution et connaissance fiable en Espagne, il décide donc de retraverser, à ses risques et périls et à ceux du bébé, le pays dévasté pour confier l’enfant à Inès qui se trouve à présent à
Guernica.
Cette lecture se fait d’une traite tellement son sujet est prenant et ne nous laisse pas le
temps de souffler. Car entre l’amour évident, bien que réprouvé, entre Inès et Virgile, c’est la guerre d’Espagne vue par les yeux d’un grand reporter qu’il nous est donné de découvrir. Les idées
qui opposent les républicains aux franquistes se révèlent dans leur intensité et leur réalité aussi insensées et cruelles soient-elles. Aucun parti-pris ne nous est imposé et force est pour nous
de nous rallier aux sentiments du couple avec gré ou mal gré. Car c’est aussi à l’état d’esprit fiévreux de Virgile que le lecteur est confronté. Entre sa culpabilité à vivre sa passion dévorante
pour la belle et rebelle Inès, l’engagement qu’il prend bien malgré lui vis à vis du nouveau-né et sa volonté farouche à le respecter et à le protéger coûte que coûte, sa vision du monde très
sérieusement ébranlée et l’espoir insensé mais bien présent qu’il se prend à ressentir au côté de cette population entrainée dans une Histoire bien réelle, c’est quasiment à la renaissance d’un
homme qu’il nous est offert d’assister.
Ce roman nous bouleverse, nous émeut, nous tire des larmes d’impuissance ou d’espoir, nous
transporte et nous fait partager un parcours qui, s’il nous paraît par des bien des côtés hors du commun, a du être vécu de manière semblable par de nombreux hommes. Une découverte de la guerre
dans ce qu’elle a de plus vil et un engagement contraint et cependant nécessaire.
Par Martine
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Samedi 4 février 2012
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10:23
... Marie-Bernadette Dupuy!
A peine le temps de terminer "les ravages de la passion" qu'il m'est offert de retrouver cette auteure
prolifique à travers "les fiancés du Rhin" parus cette fois-ci dans la collection France de toujours et d'aujourd'hui chez Calmann-Lévy.
Un roman sur fond de deuxième guerre mondiale comme je les aime, commencé hier matin avant d'aller travailler
et qui va bien m'occuper par ce week-end de grand froid!
Et vous qu'allez-vous lire aujourd'hui?
Par Martine
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Mercredi 1 février 2012
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16:53
Après avoir lu "les ravages de la passion" de Marie-Bernadette Dupuy (plus de 600 pages quand même), je reste
dans le genre avec "la passion Inès" de Marie-Claude Gay.
Encore une publication des Presses de la Cité, et J'ADORE!!!
Par Martine
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Mercredi 1 février 2012
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10:26
Que de belles lectures nous sont données à apprécier cet hiver ! Ces « Noces de
soie » de Jean-Paul Malaval parues chez Calmann-Lévy dans la collection France de toujours et d’aujourd’hui ne font pas exception à la règle.
Cette histoire débute au moment de la naissance du petit Silvius Andromas troisième enfant du
couple formé par Mariette et Théodore et premier garçon après deux filles ainées. C’est dire si, en ce printemps 1875, la joie du père est immense. Propriétaire d’un domaine de culture de vers à
soie sur le plateau ardéchois à Chauzit proche d’Aubenas, celui-ci est désormais assuré de la succession de sa magnanerie. Hélas ! c’est compter sans son goût affirmé pour la boisson, son
égocentrisme forcené, la faiblesse maternelle et, il faut bien le dire, la rivalité qui oppose depuis toujours la famille Andromas aux viticulteurs Sitbon qui font que, tour à tour, chacun des
enfants de Théodore et Mariette va fuir la propriété familiale. Si l’aînée Eugénie décide d’embrasser la carrière d’institutrice, la seconde Pauline est plus malheureuse. Placée à l’usine
Beauchamps par son père pour rapporter un peu d’argent frais à la propriété familiale, elle démissionne « par amour » croit-elle, et se retrouve bientôt à devoir tapiner pour survivre.
Quant au jeune Silvius, c’est aussi pour les beaux yeux de la riche et jolie Roxane, fille d’un soyeux de Lyon, mais également pour marquer son opposition et soin rejet de l’image paternelle,
qu’il choisit de partir dans la capitale du Rhône et de s’y installer définitivement quoique cela lui en coûte.
Avec son talent de conteur habituel, Jean-Paul Malaval nous offre ici à découvrir une Ardèche
pittoresque avec ses qualités et ses défauts, ses secrets jalousement gardés, ses manières rustres de paysans ou plus nobles de ceux qui habitent « la ville », ses paysages
admirablement décrits qui nous invitent à de beaux parcours, et ses personnages hauts en couleurs aux caractères bien trempés, ou plus effacés, mais toujours remarquablement dépeints. Lyon, la
capitale du Rhône et ses canuts, sa dominante dédiée à la soie, n’est pas en reste. Ses ruelles typiques, sa fierté d’appartenir à une certaine catégorie professionnelle et d’en imposer au reste
du monde, sa vie mondaine comparée à celle beaucoup plus chiche de ses ouvriers, ses rivalités et autres règlements de compte passionnels ou plus profonds nous sont présentés avec justesse et
réalisme. Tout ceci et bien plus encore, en y intégrant une belle histoire d’amour entre Silvius et Roxane, Jean-Paul Malaval nous l’offre comme un cadeau, un partage sensible et fort, qui nous
révèle un vrai bonheur de lecture.
Par Martine
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Lundi 30 janvier 2012
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07:59
Après une semaine très "romans du terroir" que ce soit avec la collection Terres de France des Presses de la
Cité ou France de toujours et d'aujourd'hui de Calmann-Lévy, mon dimanche a été plutôt lecture distraction avec "Une trompeuse disparition" de Catherine Anderson suivie de "L'inconnue sans
mémoire" de Michèle Celmer, les deux réunis dans la collection Black Rose des éditions Harlequin!!!
Oui, j'avoue! C'est un de mes cadeaux de Noël! J'en recevrais ainsi tous les mois!
Je vais poursuivre aujourd'hui avec "Shalom India Résidence" d'Esther David paru chez Héloïse
d'Ormesson.
Et vous? Que lisez-vous cette semaine?
Par Martine
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