La tante de Russie

Publié le par Martine

Voici enfin ma chronique de "La Tante de Russie" d'Elise Fischer, paru aux Presses de la Cité dans la belle collection des Terres de France.

Cette chronique est parue hier dans ma rubrique Lu pour vous du Dauphiné Libéré.

 

La tante de Russie

 

Tout commence quand Lise, journaliste audiovisuelle, se voit confier un reportage sur la Pâques orthodoxe. Alors qu’elle se familiarise avec le faste et le rituel de cette fête religieuse, la jeune femme y voit comme un signe de celle qu’elle a si souvent imaginée lorsqu’elle était gamine et que sa mère lui rebattait les oreilles avec l’histoire de cette fameuse « tante de Russie ». Et cela s’accentue encore lorsque le père Grégoire Feodor qu’elle interview pour les besoins de son reportage lui confie un livre écrit de la main-même de Lucie Thomas. « La tante de Russie » telle que nous l’offre à présent Elise Fischer dans la collection des Terres de France des Presses de la Cité. Et c’est parti pour un fabuleux voyage, à la découverte d’un destin bouleversant inscrit dans la dramatique fin de l’Empire russe, du Tsar Nicolas II et de sa famille.

Lucie a tout juste 8 ans en cette fin de 19e siècle lorsque, orpheline, son frère Lucien qui ne peut subvenir à son éducation la confie à la maison d’enfants La Providence en Lorraine. Là la petite fille grandit, s’instruit, devient même bachelière et, à 18 ans, se voit engagée comme préceptrice des enfants d’une famille bourgeoise à Nancy. Son avenir semble fixé lorsque, suite à la visite d’envoyés du Tsar Nicolas II, ses employeurs décident de partir s’installer en Russie tandis qu’elle se voit proposer de devenir gouvernante des filles du Tsar, les Grandes Duchesses Olga et Tatiana puis, plus tard, Anastasia. A cet incroyable coup du sort s’ajoute, pour la jeune Lucie, le non moins incroyable coup de foudre qu’elle éprouve pour un des envoyés du Tsar, le comte Piotr Volia Narodov. Emotion partagée qui se transforme très vite en un amour passionné. Mais Piotr est aussi le commandant de la Rada au service de la cosaquerie du Don qui œuvre pour le tsar des Russies et, à ce titre, a voué sa vie au Tsar. Commence alors, pour Lucie, une vie rythmée par ses obligations envers les Grandes Duchesses à la Cour et les visites toujours trop brèves et inattendues que lui rend Piotr entre deux missions toutes plus périlleuses les unes que les autres alors que le peuple russe commence à s’insurger et que gronde de plus en plus fort le mouvement qui donnera lieu à la Révolution russe de 1917.

Outre les hauts faits historiques sur lesquels Elise Fischer appuie son récit, ce roman ô combien captivant et émouvant nous fait découvrir les liens étroits qui s’étaient tissés entre la Lorraine française et la Grande Russie. « Saint Nicolas, le patron de la Russie, est aussi celui de votre Lorraine » glisse, avec raison, le père Feodor à Lise lorsque celle-ci lui demande son aide pour retrouver trace de sa tante. Les paysages grandioses, les fastes de la Cour, son protocole rigide, la présence de l’inquiétant Raspoutine, mais aussi la vie en campagne lorraine, l’éducation proposée en orphelinat, tout contribue à faire de cette « Tante de Russie » un roman ancré dans la terre, que ces racines soient françaises ou bien russes.

 

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Commenter cet article

Binchy 05/03/2014 20:00


Je vais le lire...


Très bonne soirée Martine.


GROS BISOUS.


Bernadette.

Martine 06/03/2014 10:21



Tu vas aimer, Bernadette! Forcément! C'est un très beau roman comme on les aime toutes les deux.


Gros bisous et bonne journée!



jacqueline 05/03/2014 10:04


Bien vu l'article. Me reste plus qu'à me procurer le livre dans une des bibliothèques que je fréquente. Amitiés, Jacqueline

Martine 06/03/2014 10:20



Bonne lecture, Jacqueline! Et belle journée avec ce beau soleil aujourd'hui!


Au plaisir de vous revoir...