Je jouerai encore pour nous

Publié le par Martine

Je vous le disais hier. Le nouveau roman d'Elise Fischer m'a profondément bouleversée et constitue un véritable Coup de coeur! Et en plus, la couverture est magnifique!

 

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En voici la chronique :

 

"Il est des romans qui nous bouleversent encore plusieurs jours après qu’on les ait refermés. « Je jouerai encore pour nous » qu’Elise Fischer vient de publier chez Calmann-Lévy dans la collection France de toujours et d’aujourd’hui est de ceux-là. Indiscutablement.

La jeune Anaïs Lange vit chez sa grand-mère Mathilde à Strasbourg depuis le décès de sa mère Lisbeth et parce que son père est beaucoup trop occupé à faire des affaires pour avoir du temps à consacrer à son éducation. Artiste, la jeune femme est musicienne, pianiste de grand talent. En 1975, quand commence ce roman, elle est invitée à Nancy pour remplacer au pied levé le pianiste de l’orchestre du conservatoire dirigé par Noël Lancien. A son arrivée à la gare de la capitale de la Lorraine, elle est accueillie par Nathanaël, musicien lui aussi mais violoniste. Entre les deux jeunes gens, l’attirance est immédiate. Une attirance musicale qui les incite à jouer ensemble en duo et une attirance plus tendre. L’amour est au rendez-vous. Hélas ! Dans la vie, rien n’est jamais simple. Très vite, Anaïs et Nathanaël se confient l’un à l’autre. Dans cette région française, trop souvent éprouvée par l’Histoire, le jeune homme est issu d’une famille juive restée marquée par la dramatique arrestation commune du père et du grand-père du jeune homme, suite à une dénonciation. De son côté, Anaïs, tout en ne comprenant pas l’attitude distante de son père à son égard et même vis-à-vis de sa mère avant son décès brutal, peut être fière des actes de Résistance que ce dernier semble avoir commis sous l’Occupation allemande. Mais cette histoire familiale aussi limpide qu’elle paraisse est-elle vraiment le reflet de la réalité ? La suspicion dont fait preuve la mère de Nathanaël a le don de semer le doute dans l’esprit d’Anaïs et de sa grand-mère. Et malgré l’enfant qu’attend bientôt la jeune femme, il est des questions essentielles qui exigent les réponses les plus vraies… Dussent-elles être la cause de nouvelles souffrances.

Avec une sensibilité rare, Elise Fischer signe ici un roman de toute beauté où les mots nous emportent au rythme effréné de la musique. L’histoire est belle. Simple. Deux musiciens se rencontrent, s’aiment et veulent s’unir. Mais l’Histoire les rattrape et leur fait jouer une symphonie comme seuls les grands musiciens sont capables d’en composer. Nul trémolo, nulle envolée lyrique dans ce récit. Mais au contraire une force qui en impose. Force des caractères, force de l’amour qui unit Anaïs et Nathanaël et force du pardon qui ne peut qu’intervenir si l’on veut que la force de vie finisse par gagner. « Je jouerai encore pour nous » clame Nathanaël à son « Tendre Amour » Anaïs. Mais nous, c’est par l’écriture harmonieuse d’Elise Fischer que nous voulons encore écouter cette mélodie d’amour à jamais éternelle…"


(j'avoue, en ce moment, je suis vraiment gâtée par mes lectures!!! :)

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Alex-Mot-à-Mots 30/09/2013 10:46


As-tu encore la musique de ce roman en tête ?

Martine 01/10/2013 08:13



Parfaitement, Alex! Ecoute: la la la!!!



Binchy 29/09/2013 16:52


Oh OUI Martine !


Bonne fin de journée et bonne soirée.


GROS BISOUS !

Martine 30/09/2013 08:46






Gros bisous, Bernadette! et bon lundi!



Binchy 28/09/2013 23:03


Il est dans ma liste... On ne peut que constater encore Martine que nous avons vraiment les mêmes goûts littéraires !!!


J'espère que tu vas bien et je t'embrasse très fort.


Bernadette.

Martine 29/09/2013 14:30



C'est pour ça que nous nous entendons si bien, Bernadette!


Bon dimanche et gros bisous!!