Entretien avec Marie-Claude Gay écrivain

Publié le par Martine

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Bonjour. Pouvez-vous vous présenter ?

Vaste programme ! Je suis Moi, avec tout ce que cela comporte de lumière et d’ombre. Je suis née, je dirai, presque par hasard, à Tlemcen en Algérie où mon père exerçait à l’époque la fonction de juge de paix. J’ai mis mes pieds sur la terre de France trois ans après ma naissance mais je suis marquée par ce pays, ses paysages magiques, sa musique, ses parfums, sa cuisine (ah ! le couscous), cette ambiance à nulle autre pareille. J’ai un rêve, revenir dans cette ville qui m’a vue naître. Le berceau de ma famille est le Périgord. Je vis en Corrèze non loin de Périgueux ma ville d’enfance et d’adolescence où je vais régulièrement me ressourcer.

J’ai d’abord enseigné l’anglais dans un lycée, puis j’ai été formatrice à l’AFPA pour m’occuper d’un public en grande difficulté, surtout des femmes, ayant besoin d’une importante aide psychologique pour retrouver un équilibre. Après cette expérience enrichissante, j’ai créé mon propre organisme de formation et j’ai travaillé avec l’ANPE de l’époque, les conseils Régionaux et Généraux du Limousin, le Droit des Femmes et diverses entreprises...

 

 

Pourquoi écrivez-vous ?





Je ne me suis jamais posé la question car l’écriture est pour moi un élément naturel de ma vie. Très jeune, ma mère m’a donné des livres que je dévorais. Comme je l’ai déjà dit « nous sommes la somme des autres », et ce sont toutes ces lectures qui m’ont à la fois « charpentée » et poussée à écrire. J’avoue avoir souvent trouvé matière à devenir fataliste et à prendre la vie telle qu’elle venait sans oublier d’apporter à l’Autre, ce qu’il n’attendait plus. Petite, j’écrivais déjà et comme mon éducation était très stricte et que nos parents à l‘époque n‘avaient pas les mêmes relations avec leurs enfants qu‘aujourd‘hui, je parlais peu. Alors pour briser ma solitude, je me racontais des histoires créant ainsi une foule de personnages. Pendant des années, j’ai tenu à jour mon « confident » de papier que j’ai détruit avant de subir une grave opération, trouvant que mes pensées privées, n’avaient pas à tomber, si j’ose dire, sous les yeux de mes enfants et de ma famille en général. Cette passion pour les mots ne me quittant pas, j’ai écris des romans où la Femme avec un grand F est souvent mise en première place et les agissements de l’homme pas toujours glorieux, dénoncés. « Deuxième Vie » « Le défi de Solenn » et « La part belle » aux Editions Lattès brossent des quotidiens de femmes pas toujours drôles. Sans doute me suis-je inspirée des expériences vécues par ces femmes que j’ai tenté d’aider. Je ne suis pas du tout MLF, mais il y a des bornes à ne pas franchir. Toutes les époques m’intéressent et l’historique ne me fait pas peur, « Le serment de Saint-Jean-de-Luz », « Les amants du Baïkal », « Les roses de Tlemcen » et plus récemment « La passion Ines » le prouvent. Ecrire, c’est aussi continuer à se cultiver et chaque jour, je découvre, j’apprends des tas de choses au cours de mes recherches de documentation, ce que je n’aurais sans doute pas connu si j’étais restée dans mon coin. Un vrai bonheur !





Pour finir, un mot sur votre prochain roman ?

 



Il devrait sortir en septembre 2012 aux Presses de la Cité. Il est totalement historique mais pas le livre où le lecteur perd le fil de l’histoire parce qu’il est noyé dans les dates et les faits, non, c’est vraiment un roman de voyages, d‘aventures et bien sûr d‘amour ; le parcours d’un jeune périgourdin, natif de Chabrouillas (mais oui, le petit village existe et se trouve en Dordogne près de Bergerac) qui va côtoyer des personnages connus et dont le destin se noue dans une ravissante petite île méditerranéenne, au célèbre passé. Je n’en dis pas plus car je n’aime pas beaucoup parler de ce que je suis en train d’écrire comme je ne dis jamais à l’avance le titre du roman. Sans doute un excès de superstition !

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