Découvrons un auteur... Karine Giebel

Publié le par Martine

C'est aujourd'hui que Stéphie reprend l'initiative proposée en son temps par Primprenelle et nous invite à découvrir un auteur, en l'occurrence: Karine Giebel.

 

Karine Giebel

 

De cette auteur française, je n'avais encore rien lu. Mais il se trouve que dans ma PAL (Pile à Lire en jargon bloguesque littéraire) m'attendait sagement "Juste une ombre" paru chez Fleuve Noir en 2012.

 

Juste une ombre

 

Cloé Beauchamps est une jeune femme dynamique, chargée de communication dans une grosse entreprise de publicité dont elle a gravi tous les échelons et qui n’a plus qu’une marche à franchir pour devenir « calife à la place du calife » ou plutôt patronne à la place de son patron ! Célibataire, elle partage son existence entre son travail, les repas hebdomadaires avec sa meilleure amie Carole, les soirées câlines avec son petit ami Bertrand et quelques séjours dans la maison familiale. Tout est réglé comme du papier à musique. Sauf que…

Un soir en récupérant sa voiture au sortir d’une banale soirée chez une relation de travail, Cloé surprend un homme affublé d’un blouson à la capuche lui recouvrant une bonne partie du visage en train de la suivre. Elle s’affole mais il ne lui arrive rien. Quand elle raconte sa mésaventure à Carole puis à Bertrand, ceux-ci minimisent l’évènement puisque rien de grave n’est survenu. Attitude temporisante adoptée également par la police auprès de qui Cloé veut déposer plainte quand cet homme dont en fait elle ne parvient à saisir qu’une ombre continue de la suivre, de l’épier et semble même entrer chez elle à volonté. Face à ce déni quasi unanime, Cloé commence à douter d’elle. Mais son histoire a cependant le mérite d’alerter Alexandre Gomez officier de police, veuf depuis peu, et mis à pied suite à une bavure professionnelle. Faisant le rapprochement avec une plainte quasi similaire déposée plus d’un an auparavant par une autre jeune femme, le policier entame une enquête informelle. Mais, car bien sûr il y a un mais, tout ne va pas aller de soi et l’auteur va nous entrainer à sa suite dans une bien effroyable direction.

Thriller, c’est écrit sur la première de couverture de ce roman puissant et complètement inattendu. On sait donc à quoi on s’expose en commençant à le lire. Et d’autant plus quand le titre et le résumé de quatrième constituent également des indices hautement préventifs. Eh bien non ! Dès qu’on ouvre ce roman, on se laisse happer par cette histoire qui se passe en France, c’est certainement ce qui est le plus inquiétant dans ce récit bougrement bien ficelé, et on ne peut plus le lâcher.

Avec un talent de narration qui frôle l’indécence par sa construction et sa logique implacable, Karine Giebel nous ouvre les portes de l’effroi, de la crainte et de la peur sans jamais les refermer. Avec art, elle joue avec toute la palette de nos émotions et n’a de cesse de retenir notre attention sans la laisser retomber une seule seconde jusqu’au dénouement cruel et cependant parfaitement attendu. Vraiment ! De la belle ouvrage !

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Commenter cet article

Liliba 11/02/2013 09:21


Toujours pas lu cette auteur... il faut que je m'y mette !


 


Un petit tag ? http://liliba.canalblog.com/archives/2013/02/08/26353045.html