Autour de nos vieux bancs d’école

Publié le par Martine


Paru aux éditions de L’Harmattan dans la collection Rue des écoles, ce récit témoignage de Magui Chazalmartin est un véritable hommage aux enseignants, ces instituteurs et institutrices d’un autre temps qui n’avaient d’autre volonté que de transmettre le savoir aux jeunes générations. Sous-titré « Journal d’une institutrice débutante en milieu rural dans les années 40 », « Autour de nos vieux bancs d’école » est un récit autobiographique qui évoque les années noires de la deuxième guerre mondiale vécues dans ces régions montagneuses reliant l’Ardèche et la Haute-Loire.
Vous l’aurez compris, Magui Chazalmartin a été institutrice dans l’enseignement primaire et elle a débuté officiellement sa carrière dans l’Education nationale en 1945. Mais ce qu’elle nous raconte dans cet ouvrage, ce sont justement les années qui ont précédé sa titularisation. Ces années où, jeune femme volontaire, dynamique, courageuse et un tantinet innocente, elle a vécu ses premières expériences dans des villages où l’école n’accueillait alors bien souvent qu’une seule classe unique. Outre les difficultés inhérentes à une situation de guerre, la jeune Magui va alors éprouver la rudesse de ces régions montagneuses, les hivers froids qui n’en finissent pas, le caractère parfois hostile des habitants qui ne font pas toujours confiance de suite à cette jeune personne gaie et enjouée qui n’a pour unique ambition que l’éducation de leurs enfants, l’absentéisme aussi, lié à cet état de guerre et à la vie à la montagne.
Tout ceci et bien d’autres désagréments n’auront pas d’effet contraire sur le caractère résolument optimiste de Magui Chazalmartin. Mieux encore, tout cela va renforcer sa volonté d’enseigner et lui donner l’occasion de participer largement à l’animation de la vie locale. Partout où elle effectuera ses remplacements, Magui enseignera certes mais aussi organisera avec un enthousiasme à toute épreuve nombre d’activités extrascolaires qui laissent au lecteur un sentiment d’évidence et de facilité pourtant loin de la réalité de l’époque.
Lu très facilement grâce à l’écriture légère et agréable de Magui Chazalmartin, ce témoignage est une belle leçon de vie à partager avec le plus grand nombre.

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marie 12/08/2010 09:27



s'agit-il d'un récit autobiographique ? parce que l'école de Bugeac décrite dans ce livre n'a été construite que dans les années 50



Martine 13/08/2010 08:54



Bonjour Marie,


Effectivement c'est un récit autobiographique et l'auteur y a été institutrice!


Bonne journée!



didime 07/01/2009 23:42

Oh, il doit être triste. surtout quand on parle de la période des année 1940 -la guerre et la rudesse du pays - doivent apporter une chaleur humaine a cette excistence...je vais aller faire les soldes demain...bizzz à+

enna 07/01/2009 20:36

je le note car mes deux grands parents paternels et ma grand tante étaient instituteurs dans ces années là (en Normandie) et je suis sure que ça doit être très intéressant!

Martine 09/01/2009 15:51


@ Enna: C'est avant tout un témoignage et donc par nature un texte très subjectif! Merci pour ta visite!


AG 07/01/2009 18:18

Bonsoir Martine,Encore un livre que je vais essayer de trouver à la bibliothèque, car la classe unique dans un petit village d'Ardèche, j'ai VRAIMENT connu dans les années ... 60. Et encore aujourd'hui, je garde un souvenir fabuleux de ce couple d'instituteurs (Mademe s'occupant des "petits" et Monsieur des "grands"),  totalement dévoué à tous les habitants du village,  et nous ayant enseigné mille choses importantes en dehors du programme scolaire obligatoire.BIZZZZ .  Agnès

Martine 09/01/2009 15:55


@ Agnès: J'espère que tu le trouveras. Il y a beaucoup d'émotion et de "parler vrai" dans ce récit témoignage! Bizzzz