Mercredi 26 novembre 2008
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18:05
J'ai du apprendre ce poème de Victor Hugo dédiée à sa fille Léopoldine en classe
de seconde ou de première, je ne sais plus, mais ce dont je me souviens, c'est de l'émotion qu'il m'avait offert. Demain, avec mes "élèves", c'est sur le texte de "Demain, dès l'aube" que nous
allons travailler.
Mais là, en cet instant, c'est vraiment celui-ci que j'ai envie de partager avec
vous. Juste pour la beauté du texte...
Elle avait pris ce pli dans son âge enfantin
De venir dans ma chambre un peu chaque matin;
Je l'attendais ainsi qu'un rayon qu'on espère;
Elle entrait, et disait: Bonjour, mon petit père ;
Prenait ma plume, ouvrait mes livres, s'asseyait
Sur mon lit, dérangeait mes papiers, et riait,
Puis soudain s'en allait comme un oiseau qui passe.
Alors, je reprenais, la tête un peu moins lasse,
Mon oeuvre interrompue, et, tout en écrivant,
Parmi mes manuscrits je rencontrais souvent
Quelque arabesque folle et qu'elle avait tracée,
Et mainte page blanche entre ses mains froissée
Où, je ne sais comment, venaient mes plus doux vers.
Elle aimait Dieu, les fleurs, les astres, les prés verts,
Et c'était un esprit avant d'être une femme.
Son regard reflétait la clarté de son âme.
Elle me consultait sur tout à tous moments.
Oh! que de soirs d'hiver radieux et charmants
Passés à raisonner langue, histoire et grammaire,
Mes quatre enfants groupés sur mes genoux, leur mère
Tout près, quelques amis causant au coin du feu !
J'appelais cette vie être content de peu !
Et dire qu'elle est morte! Hélas! que Dieu m'assiste !
Je n'étais jamais gai quand je la sentais triste ;
J'étais morne au milieu du bal le plus joyeux
Si j'avais, en partant, vu quelque ombre en ses yeux.
Par Martine
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Publié dans : Poésies et chansons
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Jeudi 20 novembre 2008
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21:07
Comme ça fait du bien, le matin, de se réveiller avec cette chanson qui
passe à la radio.
En ce jour de mobilisation nationale autour de la perte de la qualité
d'enseignement que l'on veut nous imposer, j'ai envie de partager ces paroles avec vous.
Je m'souviens on avait des projets pour la terre
pour les hommes comme la nature
faire tomber les barrières, les murs,
les vieux parapets d'Arthur
fallait voir
imagine notre espoir
on laissait nos cœurs
au pouvoir des fleurs
jasmin, lilas,
c'étaient nos divisions nos soldats
pour changer tout ça
changer le monde
changer les choses avec des bouquets de roses
changer les femmes
changer les hommes
avec des géraniums
je m'souviens, on avait des chansons, des paroles
comme des pétales et des corolles
qu'écoutait en rêvant
la petite fille au tourne-disque folle
le parfum
imagine le parfum
l'Eden, le jardin,
c'était pour demain,
mais demain c'est pareil,
le même désir veille
là tout au fond des cœurs
tout changer en douceur
changer les âmes
changer les cœurs avec des bouquets de fleurs
la guerre au vent
l'amour devant
grâce à des fleurs des champs
ah! sur la terre
il y a des choses à faire
pour les enfants, les gens, les éléphants
ah! tant de choses à faire
moi pour
te donner du cœur
je t'envoie des fleurs
tu verras qu'on aura des foulards, des chemises
et que voici les couleurs vives
et que même si l'amour est parti
ce n'est que partie remise
pour les couleurs, les accords, les parfums
changer le vieux monde
pour faire un jardin
tu verras
tu verras
le pouvoir des fleurs
y a une idée pop dans mon air
Par Martine
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Publié dans : Poésies et chansons
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Jeudi 23 octobre 2008
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18:53
En rentrant du travail, tout à l'heure, je me suis
surprise en train de fredonner cette belle chanson de Michel Sardou. Elle m'évoque la confiance, la tendresse, l'amour qui unit encore un homme et une femme après de nombreuses années de vie
commune, et me projette dans un avenir qui se rapproche chaque jour davantage et donne presque envie d'y être.
On vient de marier le dernier
Tous nos enfants sont désormais heureux sans nous
Ce soir il me vient une idée
Si l'on pensait un peu à nous
Un peu à nous
On s'est toujours beaucoup aimés
Mais sans un jour pour vraiment s'occuper de nous
Alors il me vient une idée
Si l'on partait comme deux vieux fous
Comme deux vieux fous
On habiterait à l'hôtel
On prendrait le café au lit
On choisirait un p'tit hôtel
Dans un joli coin du midi
Ce soir il me vient des idées
Ce soir il me vient des idées
On a toujours bien travaillé
On a souvent eu peur de n'pas y arriver
Maintenant qu'on est tous les deux
Si l'on pensait à être heureux
A être heureux
Tu m'as donné de beaux enfants
Tu as le droit de te reposer maintenant
Alors il me vient une idée
Comm'eux j'aimerais voyager
Hum voyager
Mais on irait beaucoup moins loin
On n'partirait que quelques jours
Et si tu me tiens bien la main
Je te reparlerai d'amour
Ce soir il me vient des idées
Ce soir il me vient des idées
Nous revivrons nos jours heureux
Et jusqu'au bout moi je ne verrai plus que toi
Le temps qui nous a rendu vieux
N'a pas changé mon coeur pour ça
Mon coeur pour ça
Par Martine
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Publié dans : Poésies et chansons
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Mardi 19 août 2008
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18:24
Travailler a parfois du bon!
J'ai découvert cet après-midi en préparant l'agenda de la rentrée que mon cher Patriiiiick venait dans notre ville le 16 octobre prochain!
N'est-ce pas une merveilleuse nouvelle?!!!!!
Patrick et moi, voyez-vous, c'est une longue histoire d'amour... commencée il y a, oserais-je vous le dire? déjà 24 ans, en 1984, alors que j'étais enceinte de Cyrille et que je m'ennuyais ferme
l'après-midi tout en regardant Dechavanne dans "c'est encore mieux l'après-midi"!!! Eh oui!
Lorsqu'il est apparu (Patrick! pas Dechavanne :o) sur mon écran télé pour nous chanter son "marre de cette nana-là" j'ai vu qu'il avait une présence et pensé qu'il irait loin!
Pour lui, j'ai commis une infidélité à mon doux rêveur Balavoine!
Tout en restant cependant aussi fidèle à Goldman, Cabrel, Le Forestier (qui vont venir également chez nous! notre théâtre Le Rhône fait fort en ce début de saison!), j'ai aimé suivre la
carrière musicale de Bruel. Son style a bien évolué. "Alors regarde", "Casser la voix" ont laissé la place à des chansons plus romantiques et tendres "j'te l'dis quand même", "Qui a le droit" et
même avec ses reprises des années 1930, il m'a charmé et je crois bien avoir en ma possession chacun de ses CD.
J'aime son côté grand frère protecteur et la simplicité qui le caractérise.
Irai-je le voir le 16 octobre? Pour l'instant, je ne sais pas encore. Mais une chose est sûre, apprendre sa venue prochaine me fait grand plaisir ce soir! ;o)
Par Martine
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Publié dans : Poésies et chansons
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Mercredi 13 août 2008
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18:52
En rentrant du travail tout à l'heure, ma radio préférée m'a fait entendre cette chanson d'Edith Piaf reprise avec
talent par Olivia Ruiz, une jeune artiste que j'apprécie bien.
A mon tour, je vous la chante:
La fille de joie est belle
Au coin de la rue là-bas
Elle a une clientèle
Qui lui remplit son bas
Quand son boulot s'achève
Elle s'en va à son tour
Chercher un peu de rêve
Dans un bal du faubourg
Son homme est un artiste
C'est un drôle de petit gars
Un accordéoniste
Qui sait jouer la java
Elle écoute la java
Mais elle ne la danse pas
Elle ne regarde même pas la piste
Et ses yeux amoureux
Suivent le jeu nerveux
Et les doigts secs et longs de l'artiste
Ça lui rentre dans la peau
Par le bas, par le haut
Elle a envie de chanter
C'est physique
Tout son être est tendu
Son souffle est suspendu
C'est une vraie tordue de la musique
La fille de joie est triste
Au coin de la rue là-bas
Son accordéoniste
Il est parti soldat
Quand y reviendra de la guerre
Ils prendront une maison
Elle sera la caissière
Et lui, sera le patron
Que la vie sera belle
Ils seront de vrais pachas
Et tous les soirs pour elle
Il jouera la java
Elle écoute la java
Qu'elle fredonne tout bas
Elle revoit son accordéoniste
Et ses yeux amoureux
Suivent le jeu nerveux
Et les doigts secs et longs de l'artiste
Ça lui rentre dans la peau
Par le bas, par le haut
Elle a envie de chanter
C'est physique
Tout son être est tendu
Son souffle est suspendu
C'est une vraie tordue de la musique
La fille de joie est seule
Au coin de la rue là-bas
Les filles qui font la gueule
Les hommes n'en veulent pas
Et tant pis si elle crève
Son homme ne reviendra plus
Adieux tous les beaux rêves
Sa vie, elle est foutue
Pourtant ses jambes tristes
L'emmènent au boui-boui
Où y a un autre artiste
Qui joue toute la nuit
Elle écoute la java...
... elle entend la java
... elle a fermé les yeux
... et les doigts secs et nerveux ...
Ça lui rentre dans la peau
Par le bas, par le haut
Elle a envie de gueuler
C'est physique
Alors pour oublier
Elle s'est mise à danser, à tourner
Au son de la musique...
.ARRÊTEZ !
Arrêtez la musique ! ...
Par Martine
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Publié dans : Poésies et chansons
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