Samedi 12 décembre 2009
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18:39
Juste une chanson de mon cher Balavoine à partager ce soir... en accord avec mon
humeur du moment:
La braise cachée de cendre est en vie
Comme la fleur
Eblouie
Timidement sort de l'ortie
L'horizon se déplie
En ouvrant son toit
Le ciel enfante un soleil qui tire
La mémoire de l'oubli
Et les yeux grands ouverts
Délivrés de la nuit
Je sais que quelque part
Un enfant assis
Attend la pluie
L'enfant séché sur le sol d'Erythrée
Les traits tirés
Tire un trait
Sur cette terre aride et ridée
Dont il a hérité
En refermant son toit
Le ciel enterre un soleil qui meurt
Mais la mémoire survit
Et les yeux grands ouverts
Prisonniers de la nuit
Il me reste l'image
De ce corps meurtri
Qui pousse un cri
Entend ce cri
Entend ce cri
Son lit de poussière a besoin de pluie
Fleuve de pierre
De ces yeux lunaires
Ses larmes sèches n'ont pas de prix
Tombe la pluie
Par Martine
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Publié dans : Poésies et chansons
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Vendredi 20 novembre 2009
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20:54
En ce 20 novembre, Journée Internationale des Droits de l'Enfant, je ne résiste pas au plaisir de partager avec
vous ce petit bijou d'Yves Duteil:
Pour les enfants du monde entier
Qui n'ont plus rien à espérer
Je voudrais faire une prière
A tous les Maîtres de la Terre
A chaque enfant qui disparaît
C'est l'Univers qui tire un trait
Sur un espoir pour l'avenir
De pouvoir nous appartenir
J'ai vu des enfants s'en aller
Sourire aux lèvres et coeur léger
Vers la mort et le paradis
Que des adultes avaient promis
Mais quand ils sautaient sur les mines
C'était Mozart qu'on assassine
Si le bonheur est à ce prix
De quel enfer s'est-il nourri?
Et combien faudra t-il payer
De silence et d'obscurité
Pour effacer dans les mémoires
Le souvenir de leur histoire?
Quel testament, quel évangile
Quelle main aveugle ou imbécile
Peut condamner tant d'innocence
A tant de larmes et de souffrances ?
La peur, la haine et la violence
Ont mis le feu à leur enfance
Leurs chemins se sont hérissés
De misère et de barbelés
Peut-on convaincre un dictateur
d'écouter battre un peu son coeur
peut-on souhaiter d'un président
Qu'il pleure aussi de temps en temps?
Pour les enfants du monde entier
Qui n'ont de voix que pour pleurer
Je voudrais faire une prière
A tous les maîtres de la terre
Dans vos sommeils de somnifères
où vous dormez les yeux ouverts
Laissez souffler pour un instant
La magie de vos coeurs d'enfants
Puisque l'on sait de par le monde
Faire la paix pour quelques secondes
Au nom du Père et pour Noël
Que la trêve soit éternelle
Qu'elle taise à jamais les rancoeurs
Et qu'elle apaise au fond des coeurs
La vengeance et la cruauté
Jusqu'au bout de l'éternité
Je n'ai pas l'ombre d'un pouvoir
Mais j'ai le coeur rempli d'espoir
Et de chansons pour aujourd'hui
Que sont des hymnes pour la vie
Et des ghettos, des bidonvilles
Du cours du siècle de l'exil
Des voix s'élèvent un peu partout
Qui font chanter les gens debout
Vous pouvez fermez vos frontières
Bloquez vos ports et vos rivières
Mais les chansons voyagent à pied
En secret dans des cours fermées
Ce sont les mères qui les apprennent
à leurs enfants qui les reprennent
Elles finiront par éclater
Sous le ciel de la liberté.
Et je l'offre en particulier à Bajram et Nderim, deux jeunes Kosovars de 15 et 17 ans dont je viens de croiser la
route...
Par Martine
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Dimanche 15 novembre 2009
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09:44
Dans la grisaille de ce dimanche, j'ai envie de partager avec vous un petit air qui
me trotte dans la tête depuis que je l'ai entendu à la radio. C'est une jolie ritournelle de Ridan qui commence comme ça :
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestui-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !
Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village,
Fumer la cheminée et en quelle saison?
REFRAIN (x2)
Mais quand reverrai-je, de mon petit village, fumer la cheminée et en quelle saison,
mais quand reverrai-je ?
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison
Qui m'est une province, et beaucoup davantage ?
Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux,
Que des palais Romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine,
Plus mon Loir Gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l'air marin la douceur angevine.
REFRAIN (x2)
Mais quand reverrai-je, de mon petit village, fumer la cheminée et en quelle saison,
mais quand reverrai-je ?
J'ai traversé les mers à la force de mes bras,
Seul contre les Dieux, perdu dans les marées
Retranché dans une cale, et mes vieux tympans percés,
Pour ne plus jamais entendre les sirènes et leurs voix.
Nos vies sont une guerre où il ne tient qu'à nous
De nous soucier de nos sorts, de trouver le bon choix,
De nous méfier de nos pas, et de toute cette eau qui dort,
Qui pollue nos chemins, soi-disant pavés d'or
Refrain...
Et je souhaite aussi évoquer cette citation de Matisse parue aujourd'hui sur le
site culturel Evène "On ne peut s'empêcher de vieillir, mais on peut s'empêcher de devenir vieux".
Je trouve qu'elle sonne particulièrement vraie et elle me met de suite l'image de ma chère grand-mère en tête! Effectivement, on ne peut pas empêcher le passage des années de faire leur oeuvre
mais on peut essayer de garder, non pas un esprit jeune (car je connaîs hélas! des jeunes qui ont déjà des idées arrêtées sur tout) mais un esprit ouvert et curieux de ce qui se passe autour de
nous, dans le monde, et avide d'en apprécier les multiples beautés!
Peut-être allez-vous me trouver un peu trop utopiste. On peut en parler...
Je vous souhaite un bon dimanche!
Par Martine
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Mercredi 4 novembre 2009
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18:24
Une petite mélodie pour accompagner ma lecture en cours!
Dans une taverne du vieux Londres
Où se retrouvaient des étrangers
Mon coeur criblé de joie montait de l'ombre
Et nous écoutions nos cœurs chanter
Refrain
C'était le
temps des fleurs
On ignorait la peur
Et chaque jour avait un goût de miel
Ton bras prenait mon bras
Ta voix suivait ma voix
On était jeunes et l'on croyait au ciel
La la la la la...
Et puis sont venus les jours de brume
Avec des bruits étranges et des pleurs
Combien j'ai passé des nuits sans lune
A chercher la taverne dans mon cœur
Refrain
Tout comme au
temps des fleurs
Où l'on vivait sans peur
Où chaque jour avait un goût de miel
Ton bras prenait mon bras
Ta voix suivait ma voix
On était jeunes et l'on croyait au ciel
La la la la la ...
Et ce soir je suis devant la porte
De la taverne où tu ne viendras plus
Et la chanson que la nuit m'apporte
Mon cœur déjà ne la connaît plus
Refrain
C'était le
temps des fleurs
Où l' on vivait sans peur
ou chaque jour avait un goût de miel
Ton bras prenait mon bras
Ta voix suivait ma voix
On était jeunes et l'on croyait au ciel
La la la la la ...
On était jeunes et l'on croyait au ciel
Par Martine
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Publié dans : Poésies et chansons
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Mercredi 21 octobre 2009
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19:25
En ce moment, je roule beaucoup et rien ne ma fait plus plaisir que de chanter en
conduisant!
Surtout quand il s'agit des "Rimes" de Claude Nougaro et qu'elles sont interprétées par Maurane! Et tant pis s'il pleut!!!
J'aime la vie quand elle rime à quelque chose
J'aime les épines quand elles riment avec la rose
J'aimerais même la mort si j'en sais la cause
Rimes ou prose
J'aime ma chanson quand elle rime avec ta bouche
Comme les ponts de Paris avec bateau-mouche
Et la perle des pleurs avec l'œil des biches
Rimes tristes
J'aime les manèges quand ils riment avec la neige
J'aime les nains qui riment avec Blanche-Neige
Rimons rimons tous les deux
Rimons rimons si tu veux
Même si c'est pas des rimes riches
Arrimons-nous on s'en fiche
J'aime les manèges quand ils riment avec la neige
J'aime les nains qui riment avec Blanche-Neige
Rimons rimons tous les deux
Rimons rimons si tu veux
Même si c'est pas des rimes riches
Arrimons-nous on s'en fiche
J'aime la vie quand elle rime à quelque chose
J'aime les épines quand elles riment avec la rose
J'aimerais même la mort si j'en sais la cause
Rimes ou prose
J'aime ma chanson quand elle rime avec ta bouche
Comme les ponts de Paris avec bateau-mouche
Et la perle des pleurs avec l'œil des biches
Rimes tristes
J'aime les manèges quand ils riment avec la neige
J'aime les nains qui riment avec Blanche-Neige
Rimons rimons tous les deux
Rimons rimons si tu veux
Même si c'est pas des rimes riches
Arrimons-nous on s'en fiche
J'aime la vie quand elle rime à quelque chose
J'aime les épines quand elles riment avec la rose
Rimons rimons belle dame
Rimons rimons jusqu'à l'âme
Par Martine
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Publié dans : Poésies et chansons
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