Une soirée avec...

Publié le par Martine

Une soirée avec...

Comme France 3 ne se décide visiblement pas à nous en programmer quelques épisodes lors de ses dimanches soirs dédiés aux séries policières et comme il commence sérieusement à me manquer depuis que la RAI 1 a terminé sa programmation annuelle consacrée à cette série culte en Italie, je me suis donné rendez-vous avec mon cher commissaire Montalbano hier soir en visionnant le DVD "Il gatto e il cardellino" ("Le chat et le chardonneret") dans sa version originale bien sûr!

La petite ville sicilienne de Vigata est aux cent coups et le commissaire a fort à faire depuis que, successivement, une puis deux puis trois dames d'un certain âge se sont fait agresser selon le même mode opératoire, par un motard casqué armé qui n'hésite pas à tirer au cas où elles s'entêteraient à ne pas lui remettre leur sac. 

L'émotion est vive donc à Vigata et le questeur se charge de mettre la pression sur Montalbano et son équipe pour qu'ils procèdent très vite à une arrestation. Mais le commissariat est aussi sous le coup d'une émotion, autre certes, puisque la date du mariage du commissaire adjoint Mimi Augello approche, tout comme ses congés, et qu'il est remplacé par Barbara, fille d'un vieil ami de Montalbano qu'il n'a pas vue depuis 12 ans! 

La joie des retrouvailles tourne court quand Montalbano est appelé sur le lieu de la disparition d'un gynécologue très connu à Vigata dont tout porte à croire à un suicide! Mais en l'absence du corps, probablement perdu en mer, une enquête est ouverte, conduite par Montalbano, Barbara et l'inspecteur Fazio, visiblement sous le charme de la belle commissaire adjointe!

Bien sûr je n'ai pu que me régaler en regardant cet épisode daté de 2002. C'est, à ma connaissance, le seul dans lequel l'inspecteur Fazio tombe amoureux et débute une belle histoire. On rit à travers les hésitations et tergiversations de Mimi qui, alors que la date de son mariage avec Beba n'a jamais été aussi proche, trouve encore le temps de faire le joli coeur auprès de sa remplaçante qui n'a d'yeux que pour Fazio, au grand dam également de notre commissaire qui en ferait bien son "quatre heures"! 

Et je voudrais aussi par ce billet souligner la qualité d'interprétation des comédiens, Luca Zingaretti en tête, inégalable Montalbano, mais aussi Cesare Bocci, imparable Mimi Augello, Peppino Mazzotta dans le rôle du très sérieux et efficace inspecteur Fazio, et, bien évidemment, Angelo Russo, inénarrable Catarella, même si, dans cet épisode-ci, il est un peu moins présent.

Tous les quatre mais aussi tous les seconds rôles nous rendent cette série et ses protagonistes particulièrement attachants. On ne peut qu'apprécier l'ambiance du commissariat, l'atmosphère de cette petite ville sicilienne, sortie tout droit de l'imagination du grand Andrea Camilleri, totalement empreinte de ses coutumes ancestrales, de son dialecte, de sa faconde et pourtant résolument ancrée dans un quotidien réaliste et tournée vers l'avenir et les progrès qui l'accompagnent. 

Et je ne vous parle pas des paysages, de cette découverte de la Sicile où la ruralité et l'urbanisme se côtoient dans un ensemble étrange, surprenant et tellement authentique! Et puis, la mer, à perte de vue, parfois d'une limpidité absolue, parfois plus agitée, à l'image de la vie au commissariat, de la vie à Vigata, de la vie, tout court.

 

 

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