Paolo Borsellino, I 57 giorni

Publié le par Martine

Paolo Borsellino, I 57 giorni

C'est à nouveau d'un film dont je vous parle aujourd'hui. Un film vu en VO hier soir, recommandé par les membres des groupes italiens que je fréquente via Facebook, un film qui m'a singulièrement émue. Ce film, c'est l'histoire de Paolo Borsellino, et plus précisément des 57 derniers jours de sa vie. 

A Palerme, Paolo Borsellino est juge des affaires criminelles. Il vit avec sa femme et leurs trois enfants (un garçon et deux filles) tous les trois jeunes étudiants en droit se destinant à une carrière de juriste, à l'image de celle de leur père qu'ils admirent sincèrement. 

Quand le film commence, en cette année 1992, le collègue et ami de Paolo Borsellino, le juge Giovanni Falcone est brutalement assassiné lors d'un attentat à l'explosif que la justice attribut de suite à la Mafia, la fameuse Cosa Nostra, sur laquelle Falcone enquêtait et était près de faire ou venait de faire de troublantes découvertes. N'écoutant que son coeur et son profond respect de la justice, Borsellino reprend cette enquête à son compte, sachant pertinemment qu'il s'expose à son tour à la vindicte mafieuse, mettant ainsi lui aussi sa vie en danger de mort.

Ce film retrace alors les 57 jours qui séparent les deux attentats perpétrés tour à tour contre les juges Falcone et Borsellino et sur cette période ô combien bouleversante et injuste par laquelle le juge Borsellino, sachant sa vie menacée, va s'attacher à rester proche de sa famille, son épouse, ses enfants, sa mère, leur manifestant son amour et son affection du mieux possible et le plus souvent possible par mille petites attentions. Mais ces jours intenses sont aussi, pour lui, l'occasion d'apprendre certaines révélations l'amenant à douter de la probité et de l'honnêteté de certains de ses confrères en lien, malgré eux ou de leur plein gré, avec la Mafia.

Ce film m'a particulièrement émue de par son sujet d'abord car on comprend très vite que la mort sera au bout du chemin de cette délicate enquête mais aussi par la qualité de l'interprétation de Luca Zingaretti (vous savez, MON commissaire Montalbano!) qui démontre là, s'il en était besoin, son très grand talent de comédien. Tour à tour sensible, complice, amoureux, émouvant, honnête, épris de justice et allant au bout de ses convictions. Droit dans ses baskets !

Je n'oublie pas cependant de saluer les interprétations de tous les rôles complémentaires, Lorenza Indovina et Enrico Ianniello en tête, qui renforcent le jeu de Luca Zingaretti et apportent à leurs propres compositions la touche sensible ou cynique nécessaire à l'authenticité de cette histoire vraie, sur laquelle il semble que la vérité n'ait toujours pas été faite de nos jours !

Un très beau film d'Alberto Negrin, daté de 2012.

Paolo Borsellino, I 57 giorni

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