Al giardino ancora non l'ho detto

Publié le par Martine

Al giardino ancora non l'ho detto

Avant de prendre les manettes du challenge Il Viaggio pour l'année 2017, je tenais à participer au dernier thème de cette année proposé par Eimelle concernant le centre de l'Italie (Latium, Toscane et Ombrie). Et sur ces trois régions, c'est celle de la Toscane qui a retenu toute mon attention dernièrement, par la voix de Pia Pera, auteur, essayiste et traductrice née le 12 mars 1956 et décédée le 26 juillet dernier à Lucques (Lucca), souffrant de la sclérose en plaques.

Ce roman (lu en italien dans sa version e.pub sur ma liseuse Kobo) est le dernier publié par l'auteur de son vivant, le tout dernier étant paru tout récemment. Qualifié de roman, c'est ainsi que je l'ai abordé bien qu'il s'agisse plus concrètement d'une longue réflexion de l'auteur avec elle-même sur la maladie en général, la sienne en particulier, sur sa vie passée, évoquée à travers des anecdotes, des souvenirs, sur des projets qui lui tiennent à coeur et qu'elle envisage de concrétiser si la vie lui en laisse le temps...

C'est aussi une réflexion sur cette sorte d'égoïsme (mais en est-ce vraiment un?), commun à tout un chacun, qui fait que, quelle que soit notre vie, la façon dont on la mène, ce qu'on en fait, c'est la nôtre et on y tient malgré tout. Le passage évoquant ceux qui choisissent de s'ôter la vie et le courage dont ils font preuve est suffisamment éloquent...

Cette réflexion qui, de fait, prend l'allure d'un ultime témoignage, d'une ultime conversation, Pia Pera la mène dans son jardin. Ses anecdotes, ses souvenirs, ses projets deviennent alors de véritables petits contes emplis d'une grande sagesse, portés par l'émotion, et dotés d'espoir. Si certains regrets apparaissent, ils sont aussitôt balayés, Pia Pera s'attachant à ne garder que ce qui a été beau dans sa vie, que ce qui l'a rendue heureuse et lui a apporté un tant soit peu de sérénité. 

Ainsi tout ce qu'elle confie à son jardin, à ses arbres, à ses plantes, à ses fleurs en devient tout à coup lumineux et évident. Et c'est très beau.

J'ai lu ce texte par passages, depuis septembre dernier. Trop de nuances, trop de subtilités, des mots nouveaux sur lesquels j'ai buté et dû faire appel à mon cher ami, le dictionnaire, mais qui, du coup, ont bien élargi mon vocabulaire. Je ne suis encore pas tout à fait sûre d'avoir perçu toute l'intensité et la force de ce texte et je pense que je le relirai, à l'occasion. J'en ai cependant apprécié toute la qualité de cette longue réflexion portée par une écriture singulière et sensible de toute beauté.

Une lecture apaisante et très enrichissante à tous points de vue! et dont j'espère une traduction en français...

Al giardino ancora non l'ho detto

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