La rentrée n'aura pas lieu

Publié le par Martine

La rentrée n'aura pas lieu

Lire ce premier roman par temps gris, pluvieux aurait pu être une bonne idée s'il avait eu ... le bon goût de me plaire! Or, malgré toute ma bonne volonté, cela n'a pas été le cas et j'ai peiné à venir à bout de ses 170 pages.

Pourtant l'idée de départ de Stéphane Benhamou est intéressante. Imaginez. C'est la fin août, le dernier week-end exactement et Bison Futé voit noir. Les aoûtiens rentrent et cela va en faire du monde sur les autoroutes dans le sens sud-nord. Mais contre toute attente, il n'en est rien. La circulation reste fluide et quasiment normale, ni plus ni moins qu'un autre week-end estival. Les vacanciers n'ont pas envie de rentrer et ils le font savoir en restant sur leurs lieux de villégiature.

Cette situation anormale inquiète très vite les politiciens et économistes de tous bords. Un homme, Michel Chabon, fonctionnaire au Ministère des Transports, est dépêché sur place à Moustiers où il doit retrouver Martine, sa collègue, qui a profité de ce mouvement impulsif de protestation et prolonge d'autant ses congés annuels. 

Le problème qui survient alors, c'est que les vacanciers de septembre, qui ont attendu leurs congés pendant tout l'été, arrivent aussi. Et là on commence à frôler, on frôle la catastrophe et même on y est confronté en pleine face! Car il n'y a plus assez de place pour loger tout le monde, plus assez de denrées alimentaires pour nourrir tout le monde et puis, mince alors, ils abusent ces aoûtiens! Ils ont eu leurs vacances, ils en ont profité, qu'ils rentrent à présent! Et qu'ils se remettent au boulot! 

J'ai lu ce premier roman de Stéphane Benhamou, paru chez Don Quichotte, entre samedi soir et ce dimanche, sous une météo de novembre des plus grises, ce qui aurait pu être un sacré avantage. Mais avec la tête ailleurs, je le concède. La tête remplie d'idées nouvelles, de perspectives enthousiastes pour promouvoir encore et toujours la littérature comme j'aime à le faire. Bref, dans un état d'esprit en totale opposition avec celui qui domine dans le roman. Et, de fait, je n'ai pas accroché à cette histoire et je me sens donc la moins à même pour en parler en toute objectivité. Le seul avantage que je lui trouve est son écriture, fluide, pleine d'humour et de malice, interrogative par bien des aspects. Car cette situation, imagée certes, n'a pas été sans m'évoquer certaines réflexions entendues et/ou lues de part et d'autres dans mon entourage et dans les médias, sur l'afflux humain qui nous submerge actuellement et comment le gérer. Et cette façon détournée qu'a employée l'auteur pour en parler aurait pu me plaire, aurait dû. Vraiment. Mais cela ne s'est pas produit. Il m'a manqué le déclic, le petit quelque chose qui change tout et je le déplore.

Roman lu pour les 68 premières fois de Charlotte, Nicole et Eglantine.

 

La rentrée n'aura pas lieu
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Manika 15/11/2016 18:24

Bon d'autres choses à lire ! je passerai mon tour. merci et bonne soirée

Martine 15/11/2016 18:31

Merci à toi, toujours présente! :-) Bonne soirée aussi!