La pension Eva

Publié le par Martine

La pension Eva

On a eu très chaud dans la blogosphère littéraire cet été! D'abord il y a eu les interrogations de Stéphie quant à l'intérêt de poursuivre son rendez-vous mensuel coquin "Le premier mardi, c'est permis". Même si je n'en suis pas une participante très active, j'aime toujours aller lire les découvertes de Stéphie et des autres blogueuses/blogueurs à l'esprit un tantinet espiègle!...

Puis il y a eu fin août quand Stéphie s'est de nouveau posé la question de l'intérêt, cette fois, de continuer à bloguer. Et là! L'amitié bloguesque s'est réveillée, s'est alarmée! Car la blogosphère littéraire sans Stéphie et ses avis pertinents, ses coups de cœur ou ses déceptions, ce n'était plus la blogosphère littéraire. Alors quand la Belle, la Généreuse, l'Enthousiaste Stéphie nous est revenue, toutes et tous ensemble avons poussé un gros OUF de soulagement.

Et ce mardi, et bien, c'est le premier de ce mois de septembre, et chez Stéphie, c'est donc permis!...

Pour vous dire à quel point je ne suis pas active dans ce rendez-vous, ce roman d'Andrea Camilleri "La pension Eva" paru chez Métailié et dont je vais vous dire quelques mots à présent, je l'ai lu fin mai pour le présenter le premier mardi de juin et l'associer au thème "Sicile" du merveilleux challenge Il Viaggio d'Eimelle. Et puis le premier mardi de juin est passé. J'ai oublié, zappé, laissé passer la date et je me suis que je le garderai pour le mois suivant. Sauf... qu'il y a eu ce qu'il y a eu et nous voici aujourd'hui.

Et tout compte fait, c'est pas plus mal puisque, ce mardi 6 septembre, c'est l'anniversaire d'Andrea Camilleri qui fête ses ... 91 ans! C'est magnifique! Je suis impressionnée, d'autant plus que le "Maestro Camilleri" comme on l'appelle en Italie continue d'écrire. Chapeau bas, Monsieur!

Alors "La pension Eva", qu'est-ce? Tout simplement la maison close de ce petit village sicilien, peut-être pas Vigata mais ça y ressemble drôlement. Cette maison fermée le jour et ouverte dès la tombée de la nuit et qui intrigue beaucoup le petit Néné qui, du haut de ses 10 ans en cette période d'avant guerre à la fin des années 30 début 40, se demande bien pourquoi ces femmes si belles ne se montrent jamais, pourquoi ne sont-ce jamais les mêmes et n'y restent-elles que 15 jours, et que vont faire ces hommes, qu'il connait par ailleurs, dans cette maison, cette "pension" discrètement, en essayant de ne surtout pas se faire remarquer. Et le jour où, à l'âge de 17 ans, la porte de cet établissement pas comme les autres va s'ouvrir pour lui, après quelques prémices initiatiques distillés par sa cousine Angela et certaines lectures très enrichissantes, sera-ce enfin le paradis tant espéré, ou pas?

Ce roman , à caractère initiatique il faut bien le dire, se lit d'une traite et, j'avoue pour l'avoir relu hier soir, avec toujours autant de plaisir! On y retrouve toute la faconde de l'auteur, associée à la fougue du jeune Néné, à cet esprit si particulier (et assez hypocrite aussi) entre les pudibonderies des uns (et des unes également) et leurs besoins, leurs désirs naturels à assouvir. Néné, c'est un peu un mélange de tout ça, un apprentissage, l'envie de découvrir, le besoin de savoir, de comprendre et de faire, de ressentir, de vivre ses premiers émois. C'est l'innocence et la curiosité pour toutes ces choses de la vie, celles (les plus importantes sans doute) qu'on ne dit pas à voix haute, surtout à cette époque-là, et qui demeurent cependant essentielles.

La pension Eva
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Stephie 07/09/2016 07:22

Tes mots me touchent, Martine. Vraiment !!
Et merci pour cette très chouette découverte !

Martine 07/09/2016 07:35

Tout le plaisir est pour moi, Stéphie! MERCI!!!

Jerome 06/09/2016 22:15

Je ne connaissais pas du tout mais ça a l'air très intéressant !

Martine 07/09/2016 07:34

Pour moi, en tous cas, OUI! Merci Jérôme!

eimelle 06/09/2016 17:19

oui, c'est permis!!!! et un livre plutôt différent dans la bibliographie de cet auteur!

Martine 07/09/2016 07:34

Différent des Montalbano, oui (quoi que...) mais on retrouve bien la faconde et la narration singulière de Camilleri, effet renforcé par la traduction de Quadruppani. Merci Eimelle