La confraternita delle ossa

Publié le par Martine

La confraternita delle ossa

Parfois, par une après-midi tranquille de début d'été, on se laisse aller à surfer sur le Net, à vagabonder de blogs en sites littéraires italiens, à remplir (par jeu, par défi?) un questionnaire et puis ... on passe à autre chose!

Imaginez alors ma surprise fin juillet quand j'ai reçu un mail m'annonçant mon entrée dans la Confrérie des lecteurs du nouveau roman "gialli" de Paolo Roversi, à paraître aux éditions Marsilio collection Farfalle, et l'invitation à lire ce roman, dans sa version numérique,d'en commenter cette lecture au côté des autres lecteurs blogueurs (toutes et tous italiens) sélectionnés, via le groupe Facebook associé, et d'en parler sur mon blog dès sa parution, le 8 septembre.

Passés l'étonnement et la joie d'avoir été retenue (ce qui, entre autres, me laisse à penser que ma pratique écrite de l'italien se comprend bien de l'autre côté des Alpes), j'ai donc dû m'atteler à la tâche et lire ce roman de quelque 394 pages, dictionnaire à portée de main et remerciant régulièrement l'auteur Paolo Roversi de m'avoir offert cette lecture en avant-première.

2002, à Milan. Tout commence quand un avocat connu est découvert assassiné en plein jour sur la place centrale des Mercanti. On pourrait penser, de prime abord, à un quelconque règlement de compte sauf que le sang qui s'est écoulé du corps de l'avocat forme un étrange dessin qui n'est pas sans rappeler le symbole utilisé plusieurs siècles auparavant lors d'une dramatique épidémie de peste. L'inquiétude et la panique montent lorsque d'autres personnalités milanaises sont tour à tour assassinées, dessinant elles aussi ce symbole mystérieux avec leur sang.

C'est dans ce contexte troublant qu'intervient Enrico Radeschi, jeune journaliste tout juste arrivé à Milan, chargé de couvrir cette enquête, pour son premier reportage. Malmené par sa rédactrice en chef, Loris Sebastiani, qui veut des résultats et si possible obtenir un scoop, la résolution de l'enquête avant la police, le jeune homme se trouve impliqué dans cette bien étrange affaire, entre passé et présent, et surtout confronté à la mystérieuse Confrérie des Os (La confraternita delle ossa), inspirée par San Carlo Borromeo dont le but affiché est de rétablir l'ordre moral au sein de la société actuelle qu'elle estime corrompue. Tout se complique encore davantage quand Enrico croise malencontreusement la route de "la Mantide", très belle femme séductrice qui charme les jeunes garçons, les soirs de fête, et n'éprouve de satisfaction qu'après les avoir tués.

Comme vous pouvez le constater, tous les éléments sont réunis dans cette nouvelle enquête pour nous faire frissonner et craindre le pire à plus d'un titre. J'ai aimé le côté mystérieux, les allers-retours entre passé et un présent trépidant, inquiétant à souhait, la place que l'église et le monde religieux y prennent, l'ambiance survoltée et les échanges correspondants entre le jeune journaliste, curieux et avide de bien faire son travail, et sa supérieure qui n'hésite pas à prendre certaines libertés avec la déontologie quand elle le juge nécessaire. Aux risques et périls du journaliste débutant...

J'ai surtout apprécié de lire ce roman en avant-première, de participer (de loin) à son lancement et à sa sortie en librairies et de partager cette sympathique aventure, originale, que j'ai vécu comme un beau défi à relever.

Je compte cette lecture pour le thème du mois du challenge Il Viaggio d'Eimelle qui porte sur les romans parus en 2016 et pour le challenge Polars et thrillers de Sharon.

La confraternita delle ossa
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