Notte di Ferragosto

Publié le par Martine

Notte di Ferragosto

J'ai reçu il y a une dizaine de jours une offre des éditions siciliennes Sellerio proposant divers titres de son catalogue en version e.book et à des prix très intéressants. Au vu de cette sélection, mon cœur n'a fait qu'un bond lorsque j'y ai lu le nom d'Andrea Camilleri auteur de cette "nouvelle" enquête de mon cher commissaire Montalbano "Notte di Ferragosto". Et, bien sûr, j'ai cédé à la tentation et acheté cette nouvelle!...

Cette nouvelle, puisque c'en est une donc, fait partie du recueil "Ferragosto in giallo" paru chez Sellerio en 2013 et qui réunit, au côté de Camilleri, cinq auteurs phares de littérature noire (gialli, jaune, en Italie) de cette maison d'édition : Alicia Gimenez-Bartlett, Gian Mauro Costa, Marco Malvaldi, Antonio Manzini (auteur des enquêtes du vice-questeur Rocco Schiavone, mon nouvel ami) et Erasmo Recami, qui y ont également tous commis une nouvelle (ou racconti). Une "pratique" intéressante et innovante, je trouve, pour cette maison d'édition puisque plusieurs recueils (ou raccolta) de ce genre sont déjà parus pour des occasions particulières : Natale (Noël) in giallo, Capodanno (Jour de l'An) in giallo... sans oublier celui que j'ai acheté en juillet dernier "Calcio in giallo" qui se déroule dans le petit monde du sport et même du... foot!!! (si! si!)

Alors tout d'abord il faut savoir que Ferragosto, le 15 août en Italie, est une fête très importante pour les Italiens, un peu comme Noël ou Pâques. La Terre peut bien continuer de tourner, ce jour-là tout s'arrête. C'est férié. C'est jour de fête. Et cette année, Livia, la fiancée génoise du commissaire Montalbano est venue passer cette journée à Vigata en Sicile. Après que les deux amoureux ont passé une tendre et douce soirée sur la terrasse de Marinella, maison du commissaire, leur réveil est brutal quand ils découvrent, au petit matin de ce 15 août, une forme bizarre, gisant au milieu des détritus divers abandonnés sur la plage par la population en fête. Une forme étrange qui, le commissaire le découvre lorsqu'il s'en approche de plus près, est effectivement celle du corps d'un jeune homme visiblement décédé d'une overdose. Ce que d'ailleurs l'autopsie confirme tout en révélant aussi que la dose massive de drogue a été administrée au jeune homme alors que celui-ci dormait après avoir absorbé un puissant somnifère. D'où évidemment l'abandon de la cause du décès par accident et sa transformation en homicide dont Montalbano va devoir trouver le coupable...

Outre cette nouvelle affaire à résoudre, dans laquelle j'ai retrouvé avec bonheur les principaux protagonistes du commissariat de Vigata, j'ai aimé également découvrir tout ce que cette fête de Ferragosto représente en Italie et pour les Italiens et aussi, je l'avoue, le fait que cette fois-ci, malgré sa capacité à résoudre cette enquête, Montalbano n'est pas en mesure de s'en attribuer le résultat.

"Tutto quello che il commissario ci guadagno fu un caloroso ringrazio del questori per "la comprensione e l'alto senso del dovere".

E a Montalbano, per la raggia,gli passo il pittito per dù jorni."

Ces deux dernières phrases signifiant "Tout ce que le commissaire gagna fut un remerciement chaleureux du questeur pour "la compréhension et le haut sens du devoir".

Et à Montalbano, par rage (par dépit), l'appétit lui passa pendant deux jours."

Je ne sais pas pour vous, mais moi j'adore cet humour!

Et il me plait, en plus, de compter cette lecture pour le Viaggio d'Eimelle, même si elle est complètement hors thème!

Edit du 17 août : Avec l'approbation de Sharon, je compte aussi cette nouvelle dans son challenge Polars et Thrillers.

Notte di Ferragosto
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