Venise.net

Publié le par Martine

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Envie de retourner à Venise hier avec ce roman "gialli" paru en 2003 (et en version poche en 2015) aux éditions Liana Levi "Venise.net" et qui me permet une dernière participation au thème des lectures italiennes contemporaines du beau Viaggio d'Eimelle.

Ce n'est pas un auteur italien qui signe ce roman mais Thierry Maugenest, écrivain et traducteur qui a séjourné plusieurs années près de Venise. Il nous en offre d'ailleurs de magnifiques descriptions et nous en restitue à merveille l'atmosphère unique à la Cité des Doges tout en nous faisant découvrir les dessous de quelques grandes oeuvres picturales de la Renaissance.

Car ce roman présente l'originalité de se dérouler à plusieurs époques de l'Histoire vénitienne.

A la Renaissance donc, en 1564, au moment où le peintre Jacopo Robusti, le Tintoret "Tintoretto : le petit teinturier" est sollicité pour décorer l'ensemble du Palais de la Confrérie de la Scuola di San Rocco. Un travail d'envergure qui prendra des années et qui assurera définitivement la notoriété du peintre.

Et en ce début de 20e siècle où l'inspecteur Alessandro Baldi enquête sur le supposé suicide d'Edith Deville, Historienne d'art réalisant une étude sur l'oeuvre du Tintoret comparée à celles d'autres grands peintres de la Renaissance. Son enquête piétinant, Baldi contacte l'américain William Jeffers, Historien d'art âgé de 96 ans réputé pour ses analyses des peintures qui ornent les palais vénitiens. Une correspondance par mails (d'où le titre du roman) s'engage entre les deux hommes de part et d'autre de l'Atlantique en parallèle au récit que nous conte Thierry Maugenest sur cette époque de la Renaissance à Venise mais aussi sur les décès troublants en 1934 et en 1962 de deux éminents spécialistes de l'art de cette même période historique présentant d'étonnantes ressemblances avec le décès d'Edith Deville.

Si la fin de ce roman est courue d'avance, j'en ai apprécié le décorum, l'ambiance, les échanges électroniques et les retours sur un passé historique à connaître. Cette atmosphère si particulière, ce charme discret si singulier qui colle à la Sérénissime nous imprègnent également fortement et confèrent à ce court roman de quelque 150 pages seulement sa valeur et tout son intérêt. Un roman agréable et troublant à lire en toute tranquillité.

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T
A lire ton billet je regrette de ne pas l'avoir acheté quand j'étais tombée dessus en librairie d'occasion...
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M
Il est paru en poche aussi! Alors...
M
Peut être pour les descriptions de Venise.
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M
Sûrement! Mais pas que...
B
Je viens te souhaiter une belle semaine Martine et te dire que je ne t'oublie pas. Moins présente sur la blogo en ce moment.<br /> Je t'embrasse très fort.<br /> Bernadette.
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M
Merci, ma chère Bernadette! Gros bisous à toi aussi et profite bien de ton absence de la blogo!!!