Petits crimes italiens

Publié le par Martine

Petits crimes italiens

Comme je vous le disais un peu plus tôt, aujourd'hui, Eimelle nous invite à découvrir l'oeuvre de Niccolo Ammaniti pour son mois italien;

Comme je ne connais pas cet auteur, avant de lire (avec bonheur) son roman "Et je t'emmène", j'ai emprunté ce recueil de nouvelles de 10 auteurs de polar italien, paru aussi chez Grasset, dans lequel Niccolo Ammaniti signe la première histoire, coécrite avec Antonio Manzini.

Cette nouvelle, c'est "Mon trésor". Juste avant d'implanter deux prothèses mammaires dans les seins de la célèbre actrice Simona Simaini, le professeur de chirurgie esthétique Paolo Bocchi, la cinquantaine et déjà usé par l'abus de drogues et d'alcool, est tiré d'un sommeil comateux par le coup de téléphone de sa secrétaire qui lui rappelle cette intervention. N'ayant plus aucun souvenir de ce qu'il a fait la veille et avec qui, Bocchi doit en plus composer avec le sachet de cocaïne qu'il vient de trouver dans sa voiture. Surtout lorsque la police le fait demander en pleine intervention. Ni une, ni deux, le chirurgien cache alors ce sachet compromettant dans le sein de l'actrice!

Arrêté, puis emprisonné, pour un tout autre motif, Bocchi va s'employer dès sa peine purgée à remettre la main sur son fameux (et fabuleux) trésor!

Cette nouvelle, ainsi que les huit autres de Camilleri, Carlotto, Dazieri, De Cataldo, De Silva, Faletti, Fois et Lucarelli, m'a beaucoup plu. Par son humour omniprésent, par son sens de la dérision et du ridicule et par la façon unique dont elle nous est contée. Même si ce recueil est titré "Petits crimes italiens", on n'a pas peur. Jamais. Les situations décrites oscillent entre réalisme et irréalisme. J'y ai découvert une autre facette d'Andrea Camilleri, conteur hors pair d' "Équivoques et malentendus" où, malgré le drame qu'il nous dévoile, le charme de son écriture et son humour jouent à fond. Et j'ai rencontré ces autres auteurs de polar italien dont je vais à présent lire d'autres romans car vraiment ils valent le détour!

Si, chez nous, la littérature policière est noire, au-delà des Alpes, elle est jaune "gialli". Je ne sais pas si cet effet de couleur signifie quelque chose, ou pas. Mais, moi, j'associe aisément ce jaune-là au rire, ce fameux rire qui nous prend par surprise, qu'on voudrait éviter parce que la situation ne s'y prête pas mais qui déborde à coup sûr!

Une autre manière d'aborder ce genre littéraire qui me convient parfaitement par les temps actuels.

Petits crimes italiens

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eimelle 13/10/2015 18:20

il est dans ma PAL aussi! Je n'aurais pas l'occasion je pense de le lire d'ici la fin du mois, ce sera pour une autre fois!

Martine 14/10/2015 08:03

Pour le prochain mois italien!!! Tu vas bien renouveler? annualiser, non?!!! Merci Eimelle

Estellecalim 13/10/2015 17:18

Il est dans ma PAL et je m'en réjouis si les textes sont bons :) (et le jaune correspond à la couverture des romans policiers en Italie. Elles sont noires chez nous sauf pour le Masque et jaunes chez eux)

Martine 14/10/2015 08:02

Je te confirme : les nouvelles sont excellentes!
Et merci pour l'explication. Mais je pense quand même que ce jauche a aussi été choisi pour son rire... jaune!!! Bonne journée Estelle!