L'atelier de Capucine

Publié le par Martine

L'atelier de Capucine

Avant de revenir sur mes dernières lectures et quelques entretiens, je participe à nouveau ce matin au rendez-vous hebdomadaire de Sophie "Le Mardi sur son 31".

Et ça m'arrange plutôt bien puisque, ces quatre derniers jours, je n'ai pas eu trop de temps pour lire et que j'ai essentiellement lu sur ma liseuse (des lectures de nouvelles dont je vous parlerai aussi très bientôt). J'ai donc commencé hier soir le dernier roman de Didier Cornaille, un auteur très régulier de la collection des Terres de France des Presses de la Cité que j'ai eu l'occasion de lire à plusieurs reprises et qui m'a toujours ravie.

Ce roman, c'est "L'Atelier de Capucine". Déjà rien que la couverture est attrayante et attirante par ce coeur constitué de multiples boutons colorés. Et pourquoi donc ces boutons? Parce que Marcelline, rebaptisée Capucine par son cher grand-père Tonin, ancien bûcheron retiré dans sa maison au fond des bois du Morvan, parce que Capucine donc, lassée d'enchaîner les petits boulots mal payés et les périodes de chômage plus ou moins longues, a eu l'idée d'ouvrir son atelier de raccomodeuse de poches de jeans malgré les menaces ouvertes et explicites des géants de la confection textile. C'est dans sa petite boutique que Capucine rencontre Bastien, doux rêveur, traducteur de métier, qui vient d'hériter de la maison de sa tante Berthe, justement plus proche voisine du Tonin!

Je me suis arrêtée hier soir à la page 126, juste après cette rencontre entre Capucine et Bastien, mais j'ai déjà hâte de retrouver cette savoureuse écriture tout en substances olfactives, gustatives et entraînante. Didier Cornaille en effet possède l'art du conteur et avec une verve naturelle et bon enfant, il nous livre ici une histoire certes un peu étonnante, truffée de bons sentiments, où les gentils et les méchants sont clairement identifiés. Mais qu'importe! L'essentiel n'est-il pas de passer un bon moment? De se détendre et de se laisser emporter par ce récit aux profonds accents de la générosité et de l'authenticité? Et sur ce point, c'est largement gagné!

Petit extrait page 31 pour vous mettre en appétit :

"Grande carcasse empâtée, aux traits épais et au regard sombre caché derrière d'épais sourcils grisonnants, le Raymond, du coin de son bar, détaillait sans aménité ce lascar qu'avait débusqué le Paul. Bastien, indifférent, s'était laissé tomber sur une chaise, à une table, et fouillait dans sa serviette.

- ça y est! Je le tiens."

L'atelier de Capucine

Commenter cet article

Philippe D 19/05/2015 20:10

Je rate rarement ce rendez-vous hebdomadaire.
Je ne connais pas cet auteur. Moi, la couverture ne m'attire pas mais ça ne veut rien dire.
Bonne soirée.

Martine 20/05/2015 08:00

Tu es peut-être moins sensible que moi à cette harmonie de boutons et au romantisme de son son coeur! ;-) Bonne journée, Philippe!

Binchy 19/05/2015 14:00

Il doit être vraiment bien ! Je vais le lire très vite.
Bisous.

Martine 20/05/2015 07:59

Tu vas te régaler aussi. C'est un excellent roman, plein de peps et de dynamisme! Gros bisous, chère Bernadette!

Binchy 19/05/2015 10:30

Je l'ai sous le coude, je reviens vite lire ta chronique car là, je passe juste te dire bonjour et te remercier pour tes petits mots.
Bonne journée à toi et à très vite.
Gros bisous.
Bernadette.