Moi, Malala

Publié le par Martine

Moi, Malala

Un livre jeunesse aujourd'hui qui s'apparente davantage à la biographie, au témoignage qu'à un roman même si on voudrait qu'il en soit un envers et contre tout. Un témoignage qui prend tout son sens, tout son poids, bouleversant ô combien, rageant également et néanmoins profondément admirable.

Ce témoignage, c'est celui de la petite Malala Yousafsai, recueilli par la journaliste Patricia McCormick et traduit par Michel Laporte.

Prix Nobel de la Paix en 2014, qui n'a pas entendu parler de cette jeune Pakistanaise? Elevée par des parents plutôt affranchis des rigidités ancestrales de ce pays, en avance sur leur temps par leurs idées, Malala s'est fait connaitre et reconnaître pour son combat pour l'éducation des filles au Pakistan d'abord puis pour que ce droit leur soit reconnu également à l'échelle du monde.

Tout bascule dans la vie de cette petite fille le 9 octobre 2012 lorsque, rentrant de l'école en bus, celui-ci est brusquement arrêté et que deux hommes tirent sur l'enfant qu'elle est encore. Grièvement blessée, Malala engage un premier combat contre la mort, luttant pour sa vie et pour toutes ses congénères à qui le régime taliban en place au Pakistan interdit de mettre un pied dans une école.

Dès lors Malala et sa famille vont recevoir des menaces de mort, devoir même s'exiler et, pour la jeune fille vivre des mois et des mois d'une longue et patiente rééducation. Mais tous ces obstacles, de taille, n'empêchent pas Malala de continuer à croire plus que jamais à ce qu'elle revendique haut et fort : le droit à l'éducation pour tous, garçons ET filles. Encouragée en cela et soutenue par ses parents, en particulier son père qui reste son plus sûr modèle, sa famille et quelques proches.

Je ne peux pas dire grand-chose de plus sur cet ouvrage publié chez Hachette collection Témoignages, si ce n'est qu'il faut le lire, ne pas hésiter à le faire lire à nos enfants, aux jeunes qui, chez nous, prennent certaines libertés vis à vis de l'institution enseignante pour qu'ils aient un peu conscience que ce droit à l'éducation dont ils bénéficient ici (et qu'ils dédaignent bien souvent) n'est pas acquis pour tous en ce bas monde et nombreux et nombreuses sont ceux et celles pour qui le simple fait de pousser la porte d'une école relève du plus grand défi et constitue un enjeu de taille.

Ce témoignage s'adresse avant tout aux jeunes lecteurs à partir de 12 ans. Un ouvrage pour les adultes est paru l'an dernier chez Calmann-Lévy.

Publié dans lectures jeunesse

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

SevBlablablamia 05/11/2014 22:17

Je le note pour ma fille ado, je sens que ça peut la passionner... Merci!

Martine 06/11/2014 08:29

Je le pense aussi! A mettre entre toutes les mains. Merci Séverine et bonne journée!

Philippe D 05/11/2014 21:47

Un témoignage, je peux en lire un de temps en temps, pas trop souvent.
Merci pour ton conseil de lecture "La tante de Russie" est justement mon billet du jour.
Bonne fin de soirée.

Martine 06/11/2014 08:29

Ravie que tu aies aimé "la tante de Russie". Et je te recommande celui-ci aussi! Merci et bonne journée!

Claire 05/11/2014 08:15

Merci Martine pour cet article.
Effectivement, dans certains endroits de notre Terre, les petites filles ne peuvent pas aller à l'école. Et il est primordiale d'en prendre conscience que l'on soit né garçon ou fille. Ce livre semble intéressant pour cette prise de conscience. Cette dernière est d'autant plus forte que le témoignage vient d'une fille pakistanaise.
Je prends note des références du livre.

Martine 06/11/2014 08:28

Oui, Claire. Cette lecture nous fait prendre conscience de bien des choses autant sur la vie au Pakistan sous l'emprise des Talibans que sur la nôtre dont on ne sait plus trop apprécier les privilèges durement acquis. Bonne journée et merci!