Noces de Nylon

Publié le par Martine

Noces de Nylon

Nouvelle (et dernière pour moi) participation au coup de projecteur que porte Stéphie cette semaine sur l'oeuvre de l'écrivain Frédérique Martin.

Et nouvelle nouvelle aujourd'hui encore avec ces "Noces de Nylon" parues dans l'anthologie "L'Autan des nouvelles" chez l'Atelier du Gué, cette même maison d'éditions qui publie la revue Brèves que j'apprécie tellement.

Dans cet "Autan des nouvellistes" (dont je vous avais parlé au moment de sa parution il y a à peu près un an), l'Atelier du Gué a réuni 17 auteurs nouvellistes de la région de Toulouse et Frédérique Martin y côtoie des auteurs talentueux comme Jan Thirion, Manu Causse ou encore Emmanuelle Urien, Magali Duru, pour ceux que je connaissais avant sans oublier les autres, bien appréciés également.

Bénédicte et Hervé sont un jeune couple, parents de trois enfants en bas âge. Ce samedi, ils ont passé la journée à faire des courses dans divers magasins. En fin de journée, les enfants sont fatigués et tandis que le bébé s'est endormi, les deux ainés chahutent et se chamaillent tant et plus. Il ne reste plus qu'un achat à faire, une paire de collants pour Bénédicte. Ne tenant pas compte du mal de tête qui commence à lui marteler le crâne, la jeune femme se propose d'y aller seule pour ne pas avoir encore à déranger les enfants et surtout pour faire vite et enfin rentrer dans leur foyer.

Dans la grande surface, c'est la cohue. Bénédicte est bousculée. Son attention est retenue par certains articles. Son esprit vagabonde. Ses idées s'emmêlent. Et d'autant plus que sa migraine occupe de plus en plus d'espace dans sa tête, tellement de place que Bénédicte ne parvient plus à réfléchir correctement, ne trouve plus le rayon des collants, s'affole un peu, jusqu'au moment où...

Pendant ce temps, dans la voiture, les enfants prennent leur mal en patience et s'amusent à regarder ce qui se passe à l'extérieur. Hervé, lui-même, se surprend à laisser libre court à son imagination, à la soirée qu'il passera avec Bénédicte une fois que les enfants seront couchés. A tel point d'ailleurs que son attention et celle des enfants est à peine retenue par la vue d'une ambulance en stationnement devant le magasin, ni par celle du corps que les ambulanciers emmènent à présent. Mais tout de même ils commencent à trouver que Bénédicte en met du temps pour acheter une simple paire de collants...

Une excellente nouvelle encore de Frédérique Martin où l'auteur laisse s'exprimer toute sa sensibilité et sa créativité littéraire. A partir d'une situation somme toute assez banale, les émotions, les attitudes, les gestes sont décrits avec une justesse extrême et la chute aussi surprenante qu'inattendue nous choque d'autant plus et nous laisse un profond sentiment d'injustice au coeur. Mais ainsi va la vie, n'est-ce pas?...

Noces de Nylon
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Noukette 27/10/2014 11:30

Oh ben zut alors ! On veut savoir la chute, arghhhh !

Martine 28/10/2014 18:54

;)

Pahi 25/10/2014 20:54

Merci, Martine, pour le lien !
Je me souviens, effectivement, que tu nous avais parlé de ce livre il y a un an ; j'en veux pour preuve qu'à l'époque je ne savais pas ce qu'était l'autan ! Crois-moi, depuis je sais :))
Youpi, je vais terminer les quelques pages de mon livre... pour en commencer un autre, bien évidemment !
Gros bisous, mon amie, et passe un agréable dimanche

Martine 26/10/2014 15:36

Je me doutais bien que ce billet trouverait un bel écho chez toi, ma chère Denise! As-tu lu au Des fleurs à l'encre violette de Gilles Laporte? C'est magnifique! Autant si ce n'est plus que La clé aux âmes!
Belle lecture! Je t'embrasse très fort!

Stephie 24/10/2014 14:25

Aaaaah ! mais celle-là aussi je veux la lire maintenant !!

Martine 24/10/2014 14:33

J'ai mis le lien http://www.atelierdugue.com
Bonne lecture! Tu verras, il n'y a que des pépites! :)

Stephie 24/10/2014 14:27

Maintenant, faut que je fouine afin de savoir comment me les procurer

Martine 24/10/2014 14:26

Encore?!!!!! Comme je te comprends! Merci Stéphie!