Entretien avec David Emton

Publié le par Martine

Entretien avec David Emton

David Emton, bonjour. Vous venez de publier votre deuxième roman « Le Dernier déluge » chez Albin-Michel. Pouvez-vous vous présenter ?

Ancien grand reporter pour la presse internationale, j’ai beaucoup voyagé. Je travaille actuellement sur des thrillers et des projets audiovisuels… Toutes mes activités professionnelles sont basées sur la création. Pour moi, l’inventivité n’est pas un problème. Au contraire ! J’ai une histoire en tête et je la visualise du début à la fin. Entre les deux, je dois faire tout un travail de construction et créer mes personnages, leurs cadres de vie, pour les rendre le plus vrai possible. Quand j’écris, j’effectue d’abord un important travail de documentation pour servir au mieux le fantastique et le romanesque. Plus la documentation est réaliste, plus l’histoire que j’imagine semblera réelle et découlera comme la lave coule d’un volcan, de manière absolument naturelle. Sans paraître prétentieux, j’aime créer un vrai rapport entre la fiction et le réalisme à l’image de Balzac ou de Zola. Dans ce sens, un auteur doit être un peu architecte et un peu musicien.

Moi, j’aime tout ce qui est calme, silencieux et doux. Mais je pense que, pour créer et ménager un suspense, un auteur doit rester le « maître du jeu ».

Alors justement, Le Dernier déluge, comment l’avez-vous envisagé ?

Suite à mon premier roman « Le Secret de Dieu », j’ai voulu continuer à démontrer que vouloir préserver la nature est une très bonne chose mais que la nature n’est pas forcément notre amie. Nous n’avons aucune maîtrise sur elle. Quoique l’on fasse ou veuille faire, c’est elle qui aura le dernier mot. A partir de ce propos, j’ai imaginé un cadre et une situation : Paris sous un déluge tel que la capitale en a connu un en 1910. Puis j’ai pensé à mes personnages et notamment à mon héroïne, Christine, une femme ordinaire qui va se trouver transformée par l’épreuve. C’est la métamorphose. Ce qui permet de nous demander comment nous réagirions. Toutes ces épreuves vont la révéler. Et enfin j’ai envisagé les lieux tels que je voulais les faire découvrir et parcourir par mes personnages. J’aime offrir à mes lecteurs un aspect découverte, les faire plonger dans les entrailles des villes au sens propre comme au sens figuré. Tous ces points étant établis, il ne me restait plus qu’à les assembler en créant un rythme soutenu et tenant compte cependant de la respiration du lecteur.

David Emton, vous êtes écrivain. Quelle place occupent les livres dans votre vie ?

J’ai envie de vous répondre : de plus en plus et de moins en moins ! Curieux, non ? De plus en plus, parce que je garde précieusement les livres aimés. Et de moins en moins parce que je m’aperçois, mes murs n’étant pas extensibles, qu’au fil des années, j’en donne beaucoup !

Un p’tit portrait chinois pour terminer ? Si vous étiez…

une qualité : la créativité

un défaut : la rêverie

un pays : le Japon

un personnage célèbre : Séphora, la femme de Moïse

une période de l’Histoire : les années 1950. On pensait alors que le pire était derrière nous et ne reviendrait jamais. C’était le début des Trente Glorieuses, une époque avec un sens moral, une essence commune !

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