Cara mia

Publié le par Martine

Cara mia

Pas de Premier mardi, c'est permis avec Stéphie pour moi aujourd'hui. Pas eu le temps d'y penser, de lire pour et surtout pas vu que ce 1er juillet est bel et bien le premier mardi de ce mois estival!

Par contre j'ai commencé une très belle lecture hier soir (grâce à cet ami très cher qui me comble en prêt de lectures diverses et variées!), ce qui me permet de participer au Mardi sur son 31 avec Sophie!

Ce petit livre, car c'en est un avec ses quelque 150 pages est une déclaration d'amour d'une femme à une autre femme. Mais loin des clichés sulfureux ou douteux qu'on pourrait imaginer (et qui pourraient alors me faire participer au Premier mardi de Stéphie!!!), cette déclaration-là, c'est l'auteur de ce texte "Cara mia", Rina Santoro, qui la dédie à une autre elle-même. Elle, quand elle n'était qu'une petite fille, née à Salento dans le Sud de l'Italie, et son émigration en France avec sa famille à l'âge de 12 ans. Elle aussi, adolescente, jeune femme, puis femme émigrée italienne avec tout ce que cela comporte de difficultés d'adaptation, d'intégration et d'acceptation de part et d'autre.

Mais ce n'est pas tout! Ce superbe texte est aussi une magnifique déclaration d'amour à son pays natal, sa région d'enfance si joliment décrite et dans laquelle on a l'impression heureuse de faire partie par la simple tonalité de tous ces mots, ce "dialetto" qui prend ses racines dans la langue italienne et que les habitants du Sud ont fait leur en l'assaisonnant de leurs propres vocables!

Un texte savoureux empreint de poésie, de tendresse, de douceur, d'émotions et aussi de révolte face à certaines situations ou réactions.

Pour Sophie et pour vous, mon extrait à la page 31 :

"J'aime quand tu me parles de ta grand-mère. Quand je te sens petite fille. ça me ramène loin en arrière. J'aime nous imaginer gamines toutes les deux. En train de discuter des grands. Du travail. Des enfants. Des avortements. Des maris et de notre vieillesse. Car nous serons très vieilles. Je le sais. Et sorcières. Libres enfin de nos contradictions. Ce soir tu me manques. Mi manchi cara. Il fait chaud et il me semble qu'avec toi la canicule deviendrait un jeu d'enfants."

Cara mia

Commenter cet article