Mardi 27 juin 2006
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Publié aux Presses de la Cité, «Un cri d’amour au centre du monde» est un roman bouleversant d’authenticité et de sensibilité. Vendu à près de 3 500 000 exemplaires dans le monde, il a été illustré sous forme de manga et adapté au cinéma. Ecrit par Kyoichi Katayama, «Un cri d’amour au centre du monde» est en fait le plus grand best seller japonais de tous les temps. Qu’advient-il de l’amour quand l’être aimé disparaît?, nous demande ce roman. Dans une petite ville provinciale du Japon, Sakutaro et Aki font connaissance au collège et sympathisent d’emblée. Très vite cette amitié se mûe en un sentiment plus tendre, une complicité quasi amoureuse qui prend tout son sens au fil des mois et se confirme alors qu’ils terminent leurs années de lycée. Un bel amour naît qui hélas ne pourra pas prendre le temps de se développer et de se frotter aux vicissitudes de la vie en couple. En effet alors qu’ils sont en classe de 1ère au lycée, Aki tombe malade. Une leucémie foudroyante l’emporte en quelques semaines. Trop courtes semaines qui ne laissent pas le temps à Sakutaro de se préparer à l’inévitable. Dès lors les souvenirs affleurent. Aux côtés du jeune homme, on revit sa rencontre avec la tendre Aki, ses premiers émois, leurs premiers rendez-vous. Avec lui, on s’interroge : Comment vivre avec cet atroce sentiment de perte?, cette souffrance qui le ronge? Et surtout sera-t-il capable d’aimer à nouveau avec autant de force? Sachant par avance quelle douleur peut engendrer la perte d’un être aimé? A toutes ces questions, Sakutaro essaie d’y répondre en entreprenant un pèlerinage en Australie en la mémoire de sa chère Aki. Mais son salut viendra d’un être proche de lui par cette expérience et par les liens qui les unissent. Grâce à son grand-père qui a vécu une épreuve semblable, Sakutaro parviendra enfin à sortir de ce tunnel et peu à peu, à certains détails, certains signes, la vie reprendra ses droits. Vraiment une magnifique histoire d’amour et de vie qui n’est pas sans nous en rappeler une autre rendue célèbre dans les années 60.
Par Martine Galati
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Mardi 18 juillet 2006
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La chaleur estivale ambiante invite au farniente et à la détente. Dans cette perspective, je vous invite à découvrir «Cent chemins de Daudet en Provence». Publié aux éditions Omnibus, ce bel ouvrage nous présente une Provence rêvée avec son moulin, ses pinèdes, son vieux mas, sa table de pierre sous un figuier, ses Alpilles. Mais aussi une Provence secrète et intime que nous découvrons avec Alphonse Daudet et ses amis. Dans ce livre album de Michel Carly, Daudet nous sert de guide dans sa chère Provence. Sous ses pas, le pays s’anime, nous révèle quelque secret oublié. Les portes des maisons s’entrouvrent et nous font découvrir des histoires savoureuses. Les pierres parlent. De Nîmes à Arles et aux étangs de Camargue en passant par les moulins de Fontvielle au Maillane de Mistral, nous entrons de plein pied dans la maison de Tartarin de Tarascon, nous allons à la foire de Beaucaire ou nous découvrons le décor bien réel de l’Arlésienne.
J'ai eu envie de vous présenter ce beau livre aujourd'hui car je suis sous le charme de cette région de France qui sent si bon les vacances.
Rien que la couverture est tout un programme... une invitation à accepter de suite!
Je vous ai aussi présenté ce livre parce que votre enthousiasme à répondre à mes petites interrogations du dimanche m'y encourage vivement! Et à ce propos, j'ai la joie d'annoncer à Séverine qu'elle a trouvé la destination de nos vacances 2004! Bravo Séverine!
Nous étions dans un relais Cap France à Saulxure-sur-Moselotte dans les Vosges et donc tout prés de Cornimont où se trouve cette belle statue de la Vierge.
Comme vous les avez apprécié, je vous montre une dernière photo du musée des Racines, trop bien comme diraient les enfants!
Bonne journée!
PS: Séverine, j'attends tes coordonnées sur mon mail perso m.galati@free.fr pour pouvoir t'envoyer ta petite récompense. Merci.
Par Martine Galati
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Mercredi 19 juillet 2006
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15:57
Elle nous a raconté sa vie de long en large à travers ses nombreux essais. Toutes, à un moment ou à un autre, nous sommes un jour identifiées à elle. Elle nous a insufflé un style d'écriture alerte, tonique, où l'autodérision domine, résolument optimiste malgré tout. Elle nous a fait partager ses coups de coeur ou ses coups de gueule sans pour autant jamais chercher à nous influencer de quelque manière que ce soit. Son humour personnel et intime nous remet du bon côté de la vie quand ça ne va pas très fort. A elle seule, elle constitue un remède anti morosité de premier ordre. Elle? Mais de qui s'agit-il donc?
Tour à tour secrétaire, journaliste assistante, auteur, scénariste..., Nicole de Buron, à travers ses personnages de fiction, s'est identifiée à la femme française en général. Celle qui a connu les terribles difficultés de la dernière guerre puis la reconstruction et surtout les trente glorieuses!
Grace à elle, on a pu prendre conscience de la vie des "parisiennes de banlieues", sourire des tracas pas si insignifiants que ça somme toute de Sainte Chérie. Et puis connaitre les dessous de la réalisation d'un film de cinéma (Arrête ton cinéma), les affres de la mère de famille aux prises avec l'adolescence de ses chers petits (Qui c'est ce garçon?, C'est quoi ce petit boulot?), l'incompréhension des proches (et des moins proches) face à une dépression (Mais t'as tout pour être heureuse!), les premiers maux de l'âge (Où sont mes lunettes?, Docteur puis-je vous voir avant six mois?) et surtout l'importance des relations homme/femme dans une vie de couple peut-être pas lisse comme un long fleuve tranquille mais avec tout le piment nécessaire à une belle longévité.
Dans notre façon de communiquer, d'écrire surtout, on retrouve son style unique et pourtant
universel. Toutes, nous sommes toutes des filles de Nicole de Buron. Et toutes, je l'espère, nous pourrons dire aussi à son image C'est fou ce que l'on voit de choses dans la vie! la notre évidemment!
Par Martine Galati
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Mercredi 19 juillet 2006
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Une femme, Hélène, 50 ans, épouse d’Henri Harbelin éditeur connu, deux enfants, jeune grand-mère. Une vie bien rangée, bien comme il faut. Chaque chose à sa place. La bonne attitude en toutes circonstances. Mais un jour, un fameux jour, Hélène croise le regard d’un homme, Zargo, le suit dans sa modeste chambre, s’offre à lui comme elle ne s’est encore jamais offert à son mari. Mais l’étreinte passagère est fatale. Zargo succombe à un arrêt cardiaque entre les bras d’Hélène… dont la vie bascule d’un seul coup, d’un seul. Hélène fuit cette chambre maudite. Mais, dans son affolement, en oublie son sac. La machine infernale est lancée. Avec l’enquête de la police commence une série de mensonges, l’un après l’autre, comme inspirés par une spirale diabolique. L’affaire est classée sans suite. Mais surgit une fille, la fille de Zargo. Elle a tout vu. Elle est enceinte de père inconnu et a besoin d’argent. Faire chanter Hélène et l’enfoncer chaque jour davantage est un jeu d’enfant pour celle-ci et son petit frère. Jusqu’à l’instant où… Ce roman policier à la psychologie intime révélée dans ses moindres recoins est l’avant-dernier de Tatiana de Rosnay. Rencontrée lors de la remise du Prix des Lectrices du magazine Côté Femme le 11 mai dernier chez Bayard Presse (cérémonie à laquelle elle assistait en tant qu’auteur sélectionnée pour ce Prix pour son dernier roman Moka), la jeune femme m’a donné l’envie de me plonger dans ce roman qui vient juste d’être réédité chez Pocket. Et je ne regrette vraiment pas cette influence! Lu en l’espace de quelques heures à peine tant il est prenant, j’ai passé avec Hélène une après-midi passionnante. Alors je passe le relais.
A qui le tour ?
Par Martine Galati
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Samedi 22 juillet 2006
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18:08
Non, non, pas les miens mais ceux d’«Elisabeth George unanimement reconnue comme l’un des grands auteurs de littérature policière dans les 43 pays où elle est publiée, notamment en France où, dès la parution de son premier roman, Enquête dans le brouillard, elle avait obtenu le Grand Prix de littérature policière (1990).» Celle qui a donné vie à l’inspecteur Thomas Linley, à sa femme Helen, au sergent Barbara Havers ainsi qu’au médecin légiste Simon Saint-James et son épouse Déborah délaisse ici ses personnages phares pour nous confier ses «secrets d’écrivain». Sous-titré «Ecrire un roman, ça s’apprend», ce livre documentaire nous dévoile les meilleures recettes d’écriture des auteurs de romans policiers. Comment créer le suspense? Comment accrocher le lecteur? Comment donner une âme à un décor? Comment créer un personnage? Avec franchise et une bonne dose d’humour, Elisabeth George nous «livre» ici son expérience quotidienne. En s’appuyant sur des exemples concrets extraits de ses propres romans mais aussi en allant «piocher» dans les romans de ses confrères auteurs contemporains ou entrés en littérature. De Shakespeare à P. D. James en passant par Dickens et tant d’autres, Elisabeth George se «met à table» et nous invite à partager son repas de conseils et de passages tous plus savoureux les uns que les autres. Au détour d’un mot ou d’une page, elle raconte également son parcours, sa première publication et ses «secrets de fabrication» qui lui ont permis d’être l’auteur reconnue qu’elle est aujourd’hui. Appréciant particulièrement l’auteur Elisabeth George et ses romans (même si je lui en veux un peu depuis que j’ai lu le dernier, mais là n’est pas mon propos), je l’admire d’autant plus après cette lecture dans laquelle elle n’hésite pas, en effet, à se mettre à nu devant ses lecteurs pour leur montrer le chemin. Tous ceux qui souhaitent se lancer à leur tour dans l’écriture de romans policiers feraient bien de commencer par lire cet ouvrage qui, par ses conseils littéraires et son argumentation, pourrait bien devenir une référence en la matière.
Par Martine Galati
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